Critique de film

Frankenweenie

"Frankenweenie"
affiche du film
  • Genre : Fantastique, animation
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tim Burton
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h27
  • Budget : 39 millions de dollars
  • Scénariste : Tim Burton, Leonard Ripps, John August
  • Musique : Danny Elfman
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Catherine O'Hara, Martin Short, Martin Landau, Winona Ryder, Charlie Tahan, Atticus Shaffer,... (voix)
  • Récompenses :

Après la mort soudaine de Sparky, son chien qu'il adorait, le jeune Victor se tourne vers le pouvoir de la science pour ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru... Victor va tenter de cacher sa création « faite main », mais quand Sparky s'échappe, les camarades de Victor, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Frankenweenie - La revanche de Tim Burton
Par : Samuel Tubez


C’est peu dire de Tim Burton qu’il était attendu au tournant avec cette nouvelle mouture de Frankenweenie, l’extension en format long d’un court qu’il avait réalisé lors de ses débuts chez Disney, en 1984, et qui avait également causé son départ de la firme. Plus qu’un vulgaire remake ou qu’un simple reboot, Frankenweenie 2012 marque la revanche de Tim Burton envers Mickey Mouse, le réalisateur pouvant enfin nous livrer le film dont il rêvait à l’époque.

Depuis 1984, l’ossature de l’histoire (qui est une relecture du mythe de Frankenstein, hein, vous l’aurez compris, sinon foutez le camp de ce site !) n’a pas changé d’un iota, celle-ci nous contant l’histoire de ce jeune garçon solitaire nommé Victor qui va ressusciter, grâce à des impulsions électriques, son chien qui vient de se faire écraser par une voiture. Il n’y a donc pas de grosses surprises pour ceux qui connaissent le film original car l’on retrouve ici de nombreuses scènes filmée presque à l’identique (la mort de Sparky, sa résurrection, le plan final scrupuleusement similaire,…).
Néanmoins, cette nouvelle adaptation reste passionnante car Tim Burton y a augmenté sa portée nostalgique (de nombreux éléments faisant référence à l’enfance solitaire et rêveuse du réalisateur) ainsi que sa dimension horrifique. De nouveaux personnages, tous plus « freaky » les uns que les autres font leur apparition comme cet Edgar « E » Gore, clone du fidèle Igor, une Elsa Van Helsing qui ressemble à s’y méprendre à la Lydia de Beetlejuice (ce n’est pas un hasard si Winona Ryder double le personnage) ou encore le professeur de sciences Mr Rzykruski, sosie parfait du regretté Vincent Price (doublé par l’éminent Martin Landau). Le contexte est également étoffé par l’ajout d’un concours de sciences aux conséquences pour le moins monstrueuses. Le réalisateur de Sleepy Hollow s’en donne alors à cœur joie, renouant avec ses premiers amours cinématographiques et, dans une atmosphère rétro des plus jubilatoires, nous fait à nouveau partager son penchant pour les plus illustres monstres du cinéma d’épouvante, et principalement ceux sortis des studios Universal dans les années 30’ avec, à l’arrivée, un final des plus généreux. Visuellement, le noir et blanc choisi (un parti-pris sacrément osé d’un point de vue commercial !) est absolument sublime, l’animation étant quant à elle, comme toujours chez le réalisateur, au top. Un retour en arrière vraiment jubilatoire pour Tim Burton qui nous offre une jolie pépite, trop « scary » pour vraiment se glisser dans le moule Disney et suffisamment personnelle pour satisfaire ses fans de la première heure. Foncez, en plus il tombe pile poil pour fêter Halloween dignement !

Bien loin du calamiteux Alice au pays des merveilles, pourtant lui aussi produit sous la bannière Disney, Frankenweenie colle de près à la personnalité du réalisateur et n’est donc pas conseillé aux tous petits. Soyez-en avertis, cette petite perle esthétique est un régal pour les amateurs de grands classiques horrifiques ainsi que pour les fans de Tim Burton, que l’on retrouve (enfin !) sombre et creepy, bref, comme on l’aime.


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