Critique de film

Frankenstein's Army

"Frankenstein's Army"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Pays-Bas
  • Durée : 1h26
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale… Un réalisateur, persuadé que le pire est passé, se sent l’envie de suivre une patrouille d’éclaireurs de l’armée russe. Durant l'expédition, la patrouille reçoit un appel de détresse et se retrouve dans une église abandonnée et des choses vraiment pas catholiques qui sortent du sol : de véritables monstres de guerre, mi-hommes mi-machine, harnachés avec la grosse artillerie nazie, sortis tout droit de l’imagination malade d’un certain Docteur Frankenstein.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Frankenstein’s Army - Cult Creatures
Par : Quentin Meignant






Véritable phénomène du début de l’année 2013 en festivals, le néerlandais Frankenstein’s Army se devait de poser ses valises au BIFFF pour une séance de minuit forcément très attendue. Entre expériences scientifiques et nazis, le film de Richard Raaphorst promettait en tout cas du spectacle. L’action de Frankenstein’s Army prend place dans les derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale… Un réalisateur, persuadé que le pire est passé, se sent l’envie de suivre une patrouille d’éclaireurs de l’armée russe. Durant l’expédition, la patrouille reçoit un appel de détresse et se retrouve dans une église abandonnée et des choses vraiment pas catholiques qui sortent du sol : de véritables monstres de guerre, mi-hommes mi-machine, harnachés avec la grosse artillerie nazie, sortis tout droit de l’imagination malade d’un certain Docteur Frankenstein.

La mode du found footage ne connaît décidément pas de limites et s’applique désormais même au revival nazi puisque l’aventure Frankenstein’s Army est suivie depuis la caméra très intrusive d’un réalisateur de guerre. Cet aspect, sans doute destiné à rendre l’ensemble plus vendeur, est néanmoins totalement dispensable et donne même lieu à quelques scènes incompréhensibles. Le respect des effets sonores dans de telles situations est tout à fait louable mais Raaphorst joue parfois dangereusement avec la lisibilité de son œuvre qui, durant sa première partie, n’en dévoile que très peu.

Disséminant çà et là les éléments de son « intrigue », le cinéaste néerlandais patiente pendant une heure avant de réellement entrer dans le vif du sujet et de donner vie à ses créatures. Celles-ci, sorte de croisement entre Hellraiser et… Zebraman (pour l’aspect délirant de certains looks), ne tardent pas à faire leur effet et font même regretter leur absence dès les premiers instants du film. Totalement dingues, ces créatures confèrent à elles seules un aspect culte à l’ensemble de l’œuvre qui vire petit à petit dans le porte-nawak réjouissant.

Aborder Frankenstein’s Army en s’attendant à voir un bon film n’est peut-être pas l’idée du siècle mais le découvrir dans l’espoir d’une rencontre avec des monstres jamais vus encore est tout à fait plausible. Une chose est certaine, dans la vague actuelle des revivals nazis, le film de Richard Raaphorst est à ranger en bonne place, grâce à quelques séquences d’anthologie.


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