Critique de film

Flash - L'Eclair de la Justice

"Flash"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 1990
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Robert Iscove
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 90 minutes
  • Scénariste : Danny Milson & Paul de Meo
  • Musique : Danny Elfman, Shirley Walker
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  • Bande annonce
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  • Casting : John Wesley Shipp, Amanda Pays, Alex Désert, Michael Nader
  • Récompenses : Nomination aux Young Artist Awards dans les catégories Meilleure série comédie familliale et Meilleur Jeune Acteur en 1991.

A la suite d'un accident, Barry Allen se retrouve dôté de super-pouvoirs : il est capable d'agir et de se déplacer à la vitesse de la lumière ! Avec cette force, notre héros va devenir le justicier le plus rapide du monde.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Flash - L’Eclair de la Justice - Les temps courent vite, aussi.
Par : Romain Mollet


Okay, "l’oeuvre" que je critique n’est pas vraiment un film... En fait, il s’agit tout simplement du pilote de la série télévisée tirée des aventures du justicier super-rapide, lancée en 1990, surfant sur la vague du Batman de Tim Burton sorti l’année d’avant. Vous vous en souvenez ? Non ? Cette série est pourtant passée en France, sur M6, mais elle ne compte que 21 épisodes, la série s’etant arrêté à la première saison à cause des effets spéciaux, trop chers pour la Warner... Et dire que c’est ce qui fait défaut à cette dernière ! Bon, l’audience était aussi fautive dans cette histoire.

S’il est plutôt peu connu en France (hormis par les fans de comics et de dessins animés, les autres confondent forcément avec Flash Gordon), Flash est l’un des nombreux super-héros à pouvoir courir à plus de 800 km/h, bien qu’il existe officiellement 4 Flash dans la BD. D’abord Jay Garrick (avec un costume ridicule mais culte), plus tard Barry Allen (celui de la série), puis Wally West après sa mort, et enfin Bart Allen. C’est un mélange des trois premiers que compose John Wesley Shipp, campant Barry de la police scientifique, victime d’un accident de labo dû à un éclair puissant.
D’abord, il désire se débarrasser de ses pouvoirs embarrassants (pensez-vous, il fait 50 km en 5 secondes, et ses vêtements se déchirent avec la vitesse !), puis lorsque Jay Allen, son flic de frère - aux faux airs de Bernard Campan - se fait assassiner par des méchants bikers stéréotypés qui terrorisent Central City tout en écoutant du Heavy Metal à fond, il décide de mettre ses pouvoirs au service de la justice, et se venger de l’auteur de ce crime, qui n’est autre que l’ancien coéquipier de Jay, défiguré par sa faute.

Rien que dans ce premier épisode d’une heure et demie, on ressent tous les ingrédients d’une série à grand budget du début des années 90 : la mise en scène est simpliste, les acteurs plutôt pitoyables (Michael Nader en tête), mais rassurons-nous, les décors sont très bons, inspirés par le style du film de Burton, de plus, la présence du génial Danny Elfman et de Shirley Walker au score rajoute une belle allure à cet ensemble assez faible, et les touches d’humour qui ponctuent l’épisode marchent toujours. Ainsi, fidèle à sa réputation dans la BD, Flash lance à deux méchants metalleux "J’imagine que c’est une enfance malheureuse qui vous as mené à ça, mais ce n’est pas une excuse." Savoureux, tout comme un dialogue hallucinant et trompeur dans le lit de Barry Allen avec sa petite amie. Mais ce qui fait rire le plus, bien sûr, ce sont les effets spéciaux, que l’on peut qualifier de cheap.
Le Flash qui court et soit devant un écran qui diffuse un fond accéléré, réaccéléré ensuite, soit des évidents rajouts sur la bobine. Laissant une horrible lumière rouge à son passage, il peut aussi faire des tornades avec sa vitesse, tout comme ranger son appart en 6 secondes montre en main (pratique, ma gonzesse râle parce que je mets des plombes à passer l’aspi - ndlr). Parfois d’un ridicule certain, comme le costume qui se veut être une armure et ressemble plus à du velours.

Mais on ne peut leur en vouloir, c’est tellement sympathique que ça lui rajoute du charme. Jusqu’à aujourd’hui, on n’a jamais revu Flash sur un écran, malgré la menace que Ryan Reynolds, Môssieur Scarlett Johansson, écope du rôle dans un film dédié à l’Eclair écarlate ou dans un éventuel Justice League qui se pourrait catastrophique sans George Miller (mais The Dark Knight a changé la donne parait-il). Mais on retiendra dans le genre Les Aventures de Loïs & Clark, cheaps mais toujours meilleurs que Smallville.

L’Intégrale de la série est disponible en Zone 2, tout comme deux cassettes circulent depuis la dernière décennie : le pilote et un regroupement de deux épisodes mettant en scène Mark "Skywalker" Hamill en Trickster, passant pour un Flash II. Ca tombe bien, je crois que je l’ai quelque part chez moi.

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