Critique de film

Ferozz : the wild riding hood

"Molina's Ferozz"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jorge Molina
  • Pays d'origine : Cuba, Costa Rica
  • Durée : 1h10
  • Budget : 125.000 Dollars
  • Scénariste : Alaín Jiménez, Jorge Molina, Edgar Soberón Torchia, Charles Perrault
  • Musique : Umberto Escuela, Rubén Valdés
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Dayana Legrá, Roberto Perdomo, Ana Silvia Machado, Francisco Garcia, Raul Capote, Rosalia Roque, Waldo Franco
  • Récompenses :

Ferozz : the wild riding hood suit une famille de dégénérés qui vit isolée dans une zone rurale de Cuba. Dépravations sexuelles et sévices amènent les membres de cette famille à briser tous les tabous, y compris la zoophilie et l’inceste. C’est alors qu’arrive une lolita provocatrice à la recherche de sa grand-mère...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ferozz : The Wild Riding Hood - Manque de férocité
Par : Quentin Meignant






Toujours à la recherche de véritables OFNI venus des quatre coins du Monde, les organisateurs du BIFFF ont frappé fort pour la 29ème édition de l’événement bruxellois en programmant un film produit par… Cuba et le Costa Rica. Présenté dans la catégorie 7ème Parallèle, toute dévouée à la mise en lumière d’un cinéma « Autre », Ferozz : The Wild Riding Hood pouvait compter sur un pitch intriguant mais aussi sur une bande-annonce pour le moins frivole, encline à attirer une certaine foule à la séance de minuit. Le métrage de Jorge Molina, sous des airs amateurs à la I’ll never die alone (non, pitié, pas ça !), s’avérait donc extrêmement prometteur. Ferozz suit une famille de dégénérés qui vit isolée dans une zone rurale de Cuba. Dépravations sexuelles et sévices amènent les membres de cette famille à briser tous les tabous, y compris la zoophilie et l’inceste. C’est alors qu’arrive une lolita provocatrice à la recherche de sa grand-mère...

Avec un pitch évoquant très clairement des influences, voire des scènes pornographiques assez poussées, Ferozz se veut résolument tourné vers le trash, proche des œuvres distribuées par Uncut Movies, films ne brillant en général pas par leurs scénarii ni même, parfois, par un quelconque spectacle de qualité… Et c’est d’ailleurs dans cette brèche que s’enfonce le métrage de Jorge Molina dès sa première partie, le cinéaste procédant simplement à un enchevêtrement de plans soi-disant scabreux mais en aucun cas émoustillants. Evoluant de manière plate et à la limite de la gaudriole, l’ensemble se décline de manière ennuyeuse de bout en bout.

Suffisamment long (72 minutes) que pour en devenir totalement imbuvable, Ferozz aurait pourtant pu se targuer d’être une belle expérience avec son côté (il est vrai pas assez exploité) évoquant le cinéma de José Mojica Marins, le père d’un cinéma fantastique sud-américain à la traine. Ce n’est en tout cas pas Jorge Molina qui changera la donne puisque, hormis une séquence zoophile assez amusante et le ridicule parfois assumé de ses personnage, Ferozz s’avère être un ratage comme on n’en fait plus.

Amateur jusqu’au trognon, Ferozz : The Wild Riding Hood ne vaut guère le détour, la faute à une actrice blette, une autre en floraison (faciale en tout cas) et à un amas de séquences sans queue (enfin, si !) ni tête. Jorge Molina sauvant les meubles avec une scène aussi peu ragoûtante qu’elle n’est sympathique, son métrage aurait donc pu se résumer à un clip… d’une petite minute.


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