Critique de film

Feed

"Feed"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Serial killer
  • Année de production : 2005
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Brett Leonard
  • Pays d'origine : Australie
  • Durée : 1h41
  • Scénariste : Kieran Galvin, Alex O'Loughlin, Patrick Thompson
  • Musique : Gregg Leonard, Geoff Michael
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Alex O'Loughlin, Patrick Thompson, Gabby Millgate, Jack Thompson, Rose Ashton
  • Récompenses : Aucune

Spécialiste de la criminalité sur Internet, Philipp se lance sur la trace de Feeder, un psychopathe suspecté de gaver des femmes obèses.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Feed - J’ai encore faim moi !
Par : Quentin Meignant




Membre du jury international du BIFFF en 2008, Brett Leonard n’a pas vraiment ce que l’on peut appeler une filmographie fort marquante. Le réalisateur lança sa carrière internationale avec l’adaptation sympathique d’une nouvelle de Stephen King, Le cobaye, avant de sombrer quelque peu avec des films tels que Man-Thing ou encore Highlander 5. Une de ses œuvres intrigue néanmoins : Feed raconte l’histoire d’un serial-killer qui tue ses victimes en les engraissant à l’excès, sorte de mélange improbable entre Seven (le premier meurtre concernant la gourmandise) et Super size me.

Avec une explication sur ce que sont les « adorateurs de la graisse » balancée d’emblée, Leonard nous fait entrer dans un monde de perversion qui nous est totalement inconnu. Cette séquence est directement suivie de « travaux pratiques » illustrant à merveille les circonspections liminaires. Cette scène, où l’on voit une grosse femme s’empiffrer avec l’aide du serial-killer en train de se palucher, est empreint de malsain et d’obsédant. Morbide et suintant à outrance, la créature aux galbes improbables provoque spasmes et vomissements à défaut d’entraîner cris et chuchotements.

Malheureusement, après cette entrée traumatisante, Leonard change de cap et nous assène l’histoire d’un flic dont on se fout complètement. Essayant d’agrémenter son œuvre de quelques touches psychologiques qui auront leur importance par la suite, le réal déploie une énergie qui ne sert en aucun cas l’intrigue. Hormis un pénis (mal cadré) en train de frire dans une poêle, on n’a dès lors plus rien à se mettre sous la dent (un p’tit hamburger ? - ndlr) et ce n’est pas l’enquête qui s’ensuit qui va sauver le rythme. Consistant en une monotone traque sur internet, l’investigation verse dans la paperasserie chiante et redondante des commis de planton . Le tout est appuyé par une bande originale dont la mollesse égale le manque d’action ambiant.

C’est alors avec lenteur que l’aventure s’égraine sous nos yeux et il faut attendre les 20 dernières minutes pour à nouveau vibrer un peu. Avec des gavages répugnants dont les bruitages donnent la nausée, le métrage reprend de sa superbe (quoi, les grosses deviennent des bombes ? - ndlr) et donne lieu à des scènes à nouveau dantesques. Même si tout n’est pas compréhensible à cause d’un montage plus que chaotique et des idées pas toujours bien énoncées, on s’amuse à nouveau tout en se dirigeant vers un final qui égale enfin la qualité de la première scène.

Avec une clôture de qualité, Leonard sauve donc les meubles. Malgré un ensemble inégal et faussement choquant la plupart du temps, le réalisateur signe une œuvre passable aux images parfois choquantes.

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