Critique de film

Exit Humanity

"Exit Humanity"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Geddes
  • Pays d'origine : Canada
  • Budget : 500.000 dollars canadiens
  • Scénariste : John Geddes
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  • Bande annonce
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  • Casting : Dee Wallace-Stone, Brian Cox, Bill Moseley, Stephen McHattie, Mark Gibson, Jordan Hayes, Tony Burgess, Adam Seybold
  • Récompenses : --

Exit Humanity prend place en 1870 dans le Tenessee en pleine guerre civile américaine durant laquelle une épidémie mortelle et virulente décime les troupes et la population. Une menace pas vraiment prévue par les généraux qui doivent désormais composer avec cette difficulté supplémentaire.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Exit Humanity - Guère de sécession. Un seul état : la mort.
Par : Quentin Meignant






Auteur du pénible Scarce en 2008, John Geddes fait partie de ces faiseurs outre-Atlantique dont les films font le bonheur des festivaliers. Impliqué dans la production de Monster Brawl l’an dernier, le cinéaste en profitait pour donner naissance à sa seconde réalisation, Exit Humanity, énième production zombiesque dont l’aura ne dépassait pas le cadre de quelques événements fantasticophiles. Production canadienne, le film s’attarde à l’existence hors normes d’Edward Young, un soldat dont les écrits sont découverts et racontés par l’un de ses descendants. Abandonnant la guerre de Sécession suite à une épidémie virulente rendant la vie aux morts et les transformant en créatures agressives et sans âme, Edward perd sa femme et son fils, victimes de l’infection. Après avoir décidé de disperser les cendres de son fils dans une cascade, l’homme se met en route vers celle-ci mais son chemin est semé d’embûches. Entre un général confédéré désirant mettre fin au fléau et des hordes de morts-vivants, l’ancien soldat aura fort à faire pour sauver la vie de ses nouveaux amis, Emma et Isaac.

Contée par l’excellent Brian Cox, qui, d’emblée, par sa voix inimitable, instille une véritable qualité narrative à l’ensemble, l’histoire d’Exit Humanity ne tarde pas à se montrer percutante. Bénéficiant de l’apport de la voix off mais aussi de croquis en stop-motion pour représenter les scènes les plus sanglantes, parti pris sans doute dû au manque de budget mais aussi à une réelle volonté artistique, l’œuvre de John Geddes ne manque pas d’interpeller le spectateur. Outre un sujet rarement exploité pour traiter du mythe zombiesque, le film laisse donc entrevoir de belles dispositions.

Néanmoins, celles-ci sont rapidement mises à mal par un score souvent trop mélancolique et par des choix scénaristiques souvent incompréhensibles, en inadéquation totale avec le traitement apporté aux personnages. Dès lors, si la mise en scène globale de l’ensemble demeure assez convaincante, les longueurs sont légion et l’action se voit plombée par de trop grandes aspirations romantiques. N’en demeure pas moins un grand casting de qualité où la prestation du héros, campé par Mark Gibson, rivalise avec celles des gloires que sont Dee Wallace, Stephen McHattie et, surtout, Bill Moseley, impeccable en général doucement fêlé. A ce titre, ce simple personnage laisse à penser que John Geddes s’est librement inspiré de l’œuvre de Robert Kirkman, The Walking Dead, tant il paraît proche de l’ignoble Gouverneur.

Road-movie en costume d’époque, histoire d’un home qui a voué sa vie à la sauvegarde de celle des êtres qu’il aime, Exit Humanity rappelle The Walking Dead à bien des égards. Il ne manquait sans doute pas grand-chose à John Geddes, qui n’a pas su éviter l’écueil de certains clichés trop romancés et romantiques, pour offrir une œuvre de référence.


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