Critique de film

Everly

"Everly"
affiche du film
  • Genre : Action
  • Année de production : 2014
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Musique : Bear McCreary
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  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Une femme doit faire face à des tueurs envoyés par son ex qui est un chef de la mafia...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Everly - Body Count Killer
Par : Quentin Meignant




Voir Salma Hayek dénudée sur l’affiche du nouveau film de Joe Lynch, le responsable du très appréciable Détour Mortel 2 mais aussi d’un segment de l’excellente anthologie Chillerama, a déjà quelque chose en soi d’hautement sympathique. Mais lorsque l’on sait que la belle va s’évertuer à se sortir d’une inextricable situation en dézinguant des malfrats en tout genre, l’on se dit d’emblée que cet Everly a tout d’une véritable Madeleine de Proust. Proposé lors du BIFFF 2015 en guise de lancement de la sacrosainte Fantastic Night, le métrage ne pouvait qu’y faire des étincelles.

Celles-ci interviennent dès l’entame de la bande de Lynch qui, s’il partage son nom de famille avec le célèbre David, ne fait, lui, pas dans la dentelle. Après une première séquence éprouvante pour l’héroïne aux généreuses formes, c’est dans un véritable bain de sang que se lance le cinéaste. Pour ce faire, il multiplie les apparitions les plus improbables en donnant vie (puis mort) à toutes sortes de personnages originaux, tant dans leur traitement que dans leur trépas.

Sorte de The Raid sans ascension dans les étages, Everly brille aussi par une unité de lieu qui appuie encore l’efficacité des diverses apparitions et, au fil du temps, verse carrément dans le WTF à grands coups d’armes de plus en plus spectaculaires et d’effusions sanguinolentes parfaitement réussie. Meurtres à l’acide, explosions, fusillades sans fin, rien n’est négligé d’autant que la qualité des effets spéciaux est bel et bien au rendez-vous. Le crescendo de cette folie meurtrière atteint son paroxysme avec l’entrée en scène d’un véritable « boss final » au sadisme incomparable.

Réussite tant sur le fond que sur la forme, Everly est le genre de série B sans concession dont les Etats-Unis semblaient d’être privés voici déjà bien longtemps. Certes totalement improbable scénaristiquement parlant, le métrage de Joe Lynch brille par d’indéniables qualités scéniques, un body count qui défile et l’interprétation d’une Salma Hayek plus sexy et fatale que jamais…


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