Critique de film

Dracula 2001

"Dracula 2000"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2000
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h39
  • Musique : Marco Beltrami
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  • Bande annonce
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  • Récompenses : --

A l'aube du XXI ème siècle et en plein coeur de Londres, un groupe de voleurs pénètre dans un coffre fort appartenant à un riche collectionneur, Abraham Van Hesling. Ils sont persuadés que ce dernier possède des tresors, mais quelle n'est pas leur surprise de découvrir qu'en fait, il n'y a qu'un cercueil qu'ils n'arrivent pas à ouvrir. L 'emmenant avec eux, ils vont finir par lâcher en pleine nature, le plus célèbre des vampires, Dracula. Celui-ci se met alors en quête de sa promise, Mary, vers qui il est attiré, ce qui le conduit à la Nouvelle-Orleans.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dracula 2001 - Dracula dans l’ombre du marionnettiste Wes Craven
Par : Fred Bau


Malgré un titre original ciblé an 2000, le film de Patrick Lussier n’a opéré aucun tournant majeur dans le registre vampirique. A contrario, celui qui a été plusieurs fois monteur pour Wes Craven (que l’on retrouve ici du côté de la prod) se contente de sacrifier toute transposition éventuellement pertinente de Dracula au crépuscule du XXème siècle, sur l’autel cinématographique du "strictly commercial" (en atteste, l’apparition fréquente du logo Virgin). Son statut de réal passe d’ailleurs pour anecdotique, tant on reconnaît la patte de Craven.

Nous retrouvons donc la grande marque de fabrique de Scream, quoi qu’exploitée avec moins de talent : du cinéma vacant sur-référencé pour adolescents en pleine montée d’hormones , qui se voient servir ici un film d’action peuplé de clichés fantasmatiques et incapable de rivaliser avec Blade.

Ce n’était pas faute pourtant de disposer d’une idée fascinante : celle qui veut que le célèbre Van Helsing (Christopher Plummer) ait réussi à piéger le comte immortel, et qu’il le séquestre depuis le XIXème siècle, en s’injectant, au moyen de sangsues, le sang de la créature de la nuit. L’utilisation de ces filtres organiques a une double conséquence : le chasseur de vampires devient immortel à son tour, et il transmet ce sang triplement mêlé (vampire, humain, sangsue) à sa propre fille, Mary Heller (Justine Waddel). Bien des perspectives monstrueuses et perverses en perspectives mortes dans l’oeuf.

Pire : ce pitch avorte dans une juxtaposition du mythe de Dracula avec celui des Evangiles Canoniques. En identifiant, avec un traitement des plus fantaisistes, Dracula et Judas, c’est un fascinant jeu de miroir Dracula/Helsing cristallisé dans la figure d’une descendance maudite qui est tout bonnement oblitéré, sans qu’une véritable lecture comparative entre le sang vampirique (Dracula) et le sang évangélique (Christ/Judas) ne nous soit proposée. Gérard Butler incarnant Dracula dans tout ça ? Disons qu’il n’avait pas encore trouvé le mordant de Léonidas

A l’image du vampire qui dans ce film n’apparaît pas dans les caméras des journalistes, un bon film n’apparaît pas dans ce foutage de gueule de 1h39.

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