Critique de film

Don't Knock Twice

"Don't Knock Twice"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h33
  • Musique : James Edward Barker, Steve Moore
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Pour sauver sa fille dont elle a été séparée, une femme doit apprendre la terrible vérité cachée derrière la légende urbaine d'une sorcière démoniaque et vengeresse.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Don’t Knock Twice - Le farceur frappe toujours deux fois
Par : Damien Taymans


En guise de prémices, une situation digne des pires épisodes du Jour où tout a basculé. Une ancienne alcoolique et la fille qu’elle a autrefois abandonnée s’écharpent avant un long chemin de croix pour la jeune Chloé de pensionnat en conneries de jeunesse. Alors, évidemment, si elle est contrainte de demander l’hospitalité à sa mère, c’est parce qu’elle n’a plus aucun lieu pour crécher mais aussi et surtout parce qu’elle risque de clamser d’une minute à l’autre vu l’esprit qui lui colle aux miches...

"Ne frappez pas deux fois" assène le film, s’appuyant sur une légende urbaine qui indique que quiconque frappera deux coups à la porte d’une maison isolée passera de vie à trépas en moins de temps qu’il en faut pour le dire. C’est que l’ancienne taulière de ladite baraque n’est autre qu’une kidnappeuse et tueuse d’enfants qui a préféré se donner la mort que de confronter la justice. Pas à une recommandation près (après les Don’t Breathe, Don’t be afraid of the Dark, Don’t Look Up ou, chez Eli Roth, simplement Don’t), le spectateur sait d’expérience que la susdite transgression s’avère suffisamment sérieuse que pour mériter les honneurs du titre. Davantage qu’un simple gimmick, l’avertissement est filé du début à la fin du récit, entraînant une méfiance à l’égard de toute porte susceptible de servir de passage au spectre colérique.

Cette porte d’entrée accueillant de la légende urbaine à l’épouvante a, de Candyman à The Ring, largement fait ses preuves et il ne reste au tandem de scénaristes responsable du sympathique Howl (un train de nuit bloqué au milieu de loups-garous) qu’à l’enfoncer allègrement et à offrir ponctuellement à l’assistance une petite piqûre de rappel en multipliant les apparitions de la menace. Une menace qui ne s’exprime pas systématiquement par des jump scares sonores mais par une subtile mise en lumière qui joue constamment sur les contrastes en maintenant un certain degré de pénombre même dans les puits de lumière. Subtil, Caradog W. James (The Machine) enferre progressivement l’héroïne, l’isole minutieusement dans les ténèbres et crée les conditions optimales de la peur. Hélas, si la sauce s’épaissit et gagne en saveur au fil du récit, elle se délite dans la deuxième partie sitôt que les protagonistes se lancent dans une enquête pour tenter de démêler l’écheveau à l’origine de la malédiction.

Malgré un ultime tableau trop mécanique et mollasson où s’accumulent certains passages mi-figue mi-raisin, Don’t Knock Twice donne son comptant d’épouvante et de frissons en reposant essentiellement sur des techniques classiques, résolument old school (cette bo très carpenterienne). Techniquement irréprochable, la pellicule de Caradog W. James est plus que recommandable.


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