Critique de film

Don't Kill It

"Don't Kill It"
affiche du film
  • Genre : Horreur, Comédie
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h23
  • Musique : Juliette Beavan, Sean Beavan
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Un démon antique est accidentellement libéré dans une petite ville dépeuplée d'Alaska. Le seul espoir de survie repose entre les mains d'un chasseur de démons et d'un agent du FBI.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Don’t Kill it - Big Ass Killer !
Par : Damien Taymans


Jebediah Woodley est une pointure dans son domaine, à savoir l’équarrissage de démons venus tout droit de l’Enfer pour s’offrir un gueuleton d’humains. Dès lors, quand l’une de ces raclures déboule de l’autre monde, il laisse traîner ses santiags dans le coin histoire de faire profiter les bouseux du coin de son expérience et de son savoir-faire. D’autant qu’en terme de menace, ladite entité mérite clairement un niveau 4 au vu de sa capacité à répandre la mort tel une chlamydia létale. Jugez plutôt (pas le chien hein !) : sitôt qu’on l’abat, l’enflure pénètre le corps de son meurtrier pour faire perdurer cette chaîne de la possession aussi longtemps qu’il le peut. Mais Jebediah avec son nom d’ange a plus d’un tour dans son sac pour mettre à mal cette racaille de l’Enfer...

Au jeu des recommandations (après les Don’t Breathe, Don’t be afraid of the Dark, Don’t Knock Twice ou, chez Eli Roth, simplement Don’t), le film de Mike Mendez livre clé en main, comme ses aînés, la règle à ne pas transgresser sous peine de partir les pieds devant dans une jolie boîte en sapin. A la manière du Témoin du Mal dans lequel Denzel Washington devait lutter avec un serial killer insaisissable capable de passer d’individu en individu, le film de Mendez met aux prises Dolph Lundgren et une saleté de démon qui se réapproprie instantanément le corps de celui qui vient de le buter. Dès la séquence d’entrée, le cinéaste fait montre de ses ambitions, déjà affichées dans ses précédentes œuvres : Don’t Kill it sera un festival ou ne sera pas. Mystérieusement possédé, un père rentre chez lui après une partie de chasse et abat à bout portant sa femme et son gamin avant de se précipiter chez les voisins et d’assassiner au hachoir une jeune femme et d’ébouillanter la mère. Le père de famille intervient avant d’être lui-même envahi par le démon et d’assassiner sa propre fille.

Comme dans ses précédentes créations, du Couvent à Lavantula en passant par Big Ass Spider !, Mendez déploie une formule que rien ne saurait éroder : du fun, du sang, de la terreur dans un festival d’hémoglobine et de what-the-fuck totalement assumé, comme l’illustre cette scène d’entrée riche en joyeusetés graphiques et sans concessions (adultes comme enfants sont exécutés). A cette couche pas très fine s’en ajoute une autre, celle appliquée par l’Expendable (et potentiellement bankable) Dolph Lundgren au look improbable et aux punchlines délivrées avec précision à chacune de ses interventions. C’est que Mendez désirait une vraie trogne pour affronter ce démon volubile étant donné que Ron Perlman était au préalable envisagé pour tenir le rôle. Ce Predator dans la jungle urbaine convie l’assistance à un réel gueuleton comico-horrifique si généreux et outrancier qu’on regrette que le banquet ne dure qu’une petite heure vingt.

Don’t Kill it voit son cahier des charges allègrement rempli et offre une alternative au médiocre R.I.P.D. Brigade Fantôme. Une vraie gueule de cinoche, héros de toute une génération, qui débusque de la crapule de l’autre monde avec un filet géant et égratigne tous les protagonistes avec des répliques étonnifiantes dignes d’un sketch des Inconnus. Que demander de plus ?


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