Critique de film

Docteur Rictus

"Dr Giggles"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1992
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Manny Coto
  • Pays d'origine : Etats-Unis
  • Durée : 1h35
  • Scénariste : Manny Coto, Graeme Whifler
  • Musique : Brian May
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Larry Drake, Holly Marie Combs, Cliff De Young, Glenn Quinn, Keith Diamond
  • Récompenses : Prix spécial du jury au festival d'Avoriaz en 1993
    Nominé pour le Grand Prix au festival d'Avoriaz en 1993

Le docteur Evan Rendell s'échappe de l'asile psychiatrique. Il part se venger des habitants qui ont tué son père, un tueur en série.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Docteur Rictus - « À maladie exceptionnelle, traitement exceptionnel »
Par : Gore Sliclez


Troisième film de Manny Coto après les pitoyables Playroom (1990) et Cover up (1991), Docteur Rictus (Dr. Giggles, 1992) nous permet de retrouver un Larry Drake au sommet de son art au début des années 90, et par la même occasion une des gueules de méchant les plus sadiques de la décennie. Rappelez-vous son rôle de Robert Durant dans Darkman (1990), réalisé un an auparavant, avec son célèbre coupe-cigare transformant les doigts de ses victimes en zakouskis. Alors quand notre ami Larry se retrouve avec toute sa panoplie du parfait petit chirurgien fou, cela nous donne quelques scènes gratinées où originalité rivalise avec efficacité sanglante.

Et vas-y que le thermomètre s’enfonce un peu trop dans la bouche, que l’otoscope explore un peu trop loin l’oreille du pauvre patient improvisé et que dire alors de ce scalpel bien aiguisé et meurtrier. Et comme pour joindre la parole au geste, notre docteur y va toujours de son petit rire sadique ou d’un commentaire hilarant à l’instar de cet « Incurable » lancé à un gosse obnubilé par sa Nintendo, témoin inconscient du meurtre à l’étage, et que Rendell ne prend même pas la peine d’éliminer.

« À maladie exceptionnelle, traitement exceptionnel » ressasse le Dr Evan Rendell quand il se lance dans une tournée aléatoire pour assouvir sa soif de vengeance et alimenter un peu plus la rumeur légendaire de cet enfant disparu après le lynchage d’un père qui tua et retira le cœur de ses victimes dans le but de sauver sa femme cardiaque. Qu’est-il devenu ? A-t-il survécu ? La réponse est dans une scène choc où l’enfant, pour échapper aux forces de police, est caché par son père dans le ventre recousu de sa mère défunte, et en ressort à la morgue devant le regard médusé et horrifié du garde.

Le tout teinté d’une musique de Brian May (non, non pas l’astrophysicien de Queen mais le compositeur de Mad Max (1979), Patrick (1978) ou encore l’énigmatique Harlequin (1980)) ressemblant d’ailleurs furieusement à celle du Darkman de Sam Raimi.

Face au docteur Rictus, la "Charmed" Holly Marie Combs, qui nous joue ici la petite pisseuse de service, sainte-nitouche au cœur défaillant et scream queen pour la bonne cause du docteur foldingue.

Docteur Rictus, comédie horrifique ou film d’horreur teinté d’humour, est d’abord et avant tout une œuvre très sympathique, très comics dans sa mise en scène qui ne révolutionne certainement pas le genre mais qui présente une originalité certaine dans ses dialogue comme dans ces mises à mort surprenantes. Mais que dire de l’excellente interprétation, une nouvelle fois, de Larry Drake, comédien malheureusement trop rare au cinéma.

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