Critique de film

Deux soeurs

"Deux soeurs"
affiche du film
  • Genre : Court-métrage - Horreur - Psychologique
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Emmanuel Jespers
  • Pays d'origine : Belgique
  • Durée : 20 minutes
  • Scénariste : Emmanuel Jespers begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting, Marc Vervoort
  • Musique : Emmanuel Jespers
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Pauline Burlet, Emilie de Preissac
  • Récompenses : Prix de la Meilleure image numérique à Média 10-10 en 2007
    Prix Michel Devillers au Belgian Film Day du BIFFF 2008
    Prix SACD au Belgian Film Day du BIFFF 2008

Il est 18 heures et deus jeunes filles attendent leurs parents sur le parking d’une forêt. La nuit tombe. En utilisant la visée infrarouge NIGHSHOT de leur caméscope, elles partent dans l’espoir insensé de traverser la forêt et de rejoindre leurs parents sur un autre parking. Les rencontres qu’elles font dans la forêt les mettent sur le chemin d’une évidence : Elles ne sont pas là où elles devraient être. Avec l’angoisse qui monte, un vieux contentieux ressort : Sarah déteste Alice qui lui a usurpé sa place dans la famille… mais ce n’est pas tout : il s’est passé quelque chose de terrifiant cet après-midi.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Deux soeurs - Une étoile en devenir...
Par : Quentin Meignant


Emmanuel Jespers, réalisateur belge qui s’était fait remarquer dans des festivals internationaux avec des courts-métrages comme Le dernier rêve (avec Cécile de France) et Personal Spectator, connaît actuellement son heure de gloire.

Avant de découvrir réellement son travail dans Artefacts qu’il a co-réalisé avec Gilles Daoust et qui sera présenté au BIFFF 2008, il était donc important de s’attacher à son dernier court en date : Deux sœurs.

La lecture du synopsis annonce clairement la couleur : un huis-clos pour le moins stressant va se dérouler sous nos yeux. Reste à savoir si Jespers parvient à maîtriser toute l’angoisse inhérente à la situation et arrive à la communiquer au public.

Et, sans aucun doute, le réalisateur y parvient sans trop de problème. Dès les premières secondes, on ressent réellement un malaise qui ira grandissant tout au long du film. On se croit alors plongés dans la mouvance de films instiguée par la saga des Evil Dead. Mais, à la place de Raimi, nous avons un réalisateur belge qui maîtrise parfaitement la mise en scène et pour qui il n’est nullement question d’humour !

On peut dès lors constater que Jespers arrive à décrire en vingt minutes des situations que plusieurs « grands » réalisateurs mettraient une heure à décrire. Le côté psychologique du film n’est pas laissé de côté, loin de là ! En un rien de temps, le scénario nous permet de constater à quel point les relations entre les deux sœurs sont tendues. Rarement un court-métrage s’était avéré aussi efficace dans la gestion des sentiments humains.

La qualité du jeu des actrices est purement et simplement surprenant. Mais quoi de plus normal quand on sait que la toute jeune Pauline Burlet a déjà eu son rôle dans La môme, le film ultra-primé d’Olivier Dahan. Cette jeune fille y incarnait Edith Piaf dans sa prime jeunesse et a ainsi pu côtoyer une actrice de la trempe de Marion Cotillard ! Cela se ressent dans un jeu aussi précis qu’efficace, en parfait accord avec une mise en scène du feu de Dieu !

En effet, la vision Nightshot de la caméra des deux sœurs égarées ajoute une tension incroyable et le mystérieux inconnu prend une dimension horrifique grandement supérieure ! Tout est donc parfait…

Enfin presque ! La fin du métrage est un final « à la Reeker » dirons-nous ! C’est assez prévisible car Jespers nous y emmène plutôt doucement et tout ce qui était resté incompris prend alors son sens.

Néanmoins, on ne peut que regretter un happy end pour un tel film et si ce dernier avait été amputé des 2 dernières minutes, il aurait sans doute mérité bien plus d’applaudissements encore !

En définitive, ces deux sœurs nous ont offert un très bon moment ! Nous ne pouvons que féliciter un Jespers qui a tout pour devenir un grand nom du cinéma belge.


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