Critique de film

Deathgasm

"Deathgasm"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Nouvelle Zélande
  • Durée : 1h30
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Une bande de hardeux réveille un démon en jouant la partition de trop. À eux de gérer le chaos ambiant et d'inverser le maléfice.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Deathgasm - Métal hurlant
Par : Damien Taymans


Brodie a pas de bol : après le décès de son paternel et l’envoi de sa mère dans un asile, il est expédié chez son oncle et sa tante, cathos pratiquants qui s’y donne à fond dans le pieu. Le hic, c’est que le gamin ne ressemble absolument pas à un enfant de choeur et ne retient du Christ sur la croix que les stigmates qu’il porte sur les mains. Il appartiendrait même plutôt à l’ordre des groupies de Satan, l’ange déchu, avec ses cheveux longs, son look de Marylin Manson et ses amours métalleuses. Heureusement, dans le patelin, erre un autre marginal nommé Zakk qui partage la même passion des grattages de guitare assourdissants et les rituels destinés à assouvir le Malin. Mais les garnements font un pas de travers au sein du pentagramme et ramènent l’Enfer sur terre en jouant un air jusque-là retenu entre les mains du mythique Rikkie Daggers qui s’est enterré dans le bled depuis pas mal d’années. La chasse aux monstres peut commencer...

Si les univers du métal et de l’horreur sont inévitablement faits pour se croiser, cette rencontre est rarement complètement assumée et ne se manifeste souvent que par la reprise ponctuelle de quelque morceau underground collant aux exactions de l’une ou l’autre monstruosité, si l’on escompte les pépites du "Lord of Salem" Rob Zombie. Le Néo-Zélandais Jason Lei Howden, maître ès effets visuels qui compte, dans le domaine, un curriculum aussi long que le zgeg d’Alice Cooper (notamment la trilogie du Hobbit ou Gatsby le magnifique), entendait réparer cette injustice. Dès lors, le réalisateur-scénariste ressort tous les gimmicks identifiables pour baigner son œuvre dans l’univers du heavy metal : les héros multiplient les cornes du diable, portent des bracelets cloutés, montent un groupe dans un garage, subissent les brimades des gars "populaires" du bahut et vouent un culte à Belzébuth. Rien de bien neuf au Hellfest en somme. Pourtant, çà et là pointent une envie de décalage, de dérision qui tombe la plupart du temps à plat et s’avère aussi peu efficace que la galerie de trombines inoffensives qui peuplent le récit.

Si ce projet est bourré de bonnes intentions, il nous rappelle à dessein que l’enfer l’est tout autant et que le dézingage pur et simple même en diversifiant l’arsenal ne suffit pas à composer une symphonie horrifique intéressante. Compensant son manque d’idées par une vraie énergie et un sens du fun aiguisé, Jason Lei Howden nourrit donc jusqu’à plus soif l’assistance d’effets sanglants assez gore et de facture correcte. Deathgasm est donc ce que son titre annonçait : une compilation d’exécutions censée mener jusqu’à l’orgasme. Même pas joui...


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