Critique de film

Deadpool

"Deadpool"
affiche du film
  • Genre : Action, Aventure, Comédie
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA, Canada
  • Durée : 1h49
  • Musique : Junkie XL
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Deadpool - Not Another Superhero Movie
Par : Seb Brunclair

Au sein de l’univers Marvel, le mutant Deadpool occupe une place un peu à part. Schizophrène, brutal et adepte du dynamitage du quatrième mur, le mercenaire disert n’était pas forcément le candidat le plus évident pour une adaptation ciné, la violence et le caractère immoral du personnage faisant tâche dans un registre super héroïque balisé. C’était sans compter sur la motivation de Ryan Reynolds, ayant déjà incarné le personnage dans X-Men Origins : Wolverine, version du personnage ayant sacrément déplu aux fans. Après les nombreuses années de gestation du projet, la motivation du comédien, enfilant la casquette de producteur, a fini par payer et le voici qui débarque tout de noir et de rouge vêtu dans un film classé R aux Etats-Unis, soit interdit aux moins de 17 ans non accompagné, fait extrêmement rare pour une grosse production. Le pari est osé, mais le jeu en valait-il la chandelle ?

Wade Wilson, ex-soldat atteint d’un cancer, accepte de subir un traitement douteux lui promettant une rémission et des capacités surhumaines. Ce qu’on ne lui avait pas mentionné sur la brochure : de la torture en veux-tu en voilà et un visage totalement défiguré, pas idéal pour continuer à vivre le parfait amour avec Vanessa, sa chère et tendre. Possédant désormais des pouvoirs de régénération lui permettant d’encaisser n’importe quel dégât et de reconstituer ses membres sectionnés, celui qui se fait désormais appeler Deadpool n’aura qu’un but : retrouver son tortionnaire, la seule personne capable de lui rendre son joli minois d’antan, et exterminer joyeusement tous ceux qui se mettront sur sa route.

Oubliez la violence toute propre et les jolies formules chères aux super-héros philosophes en herbe : ici, le gore, les plans nichons et les insultes sont au rendez-vous d’un spectacle régressif et jouissif à mille lieues de la concurrence. Tout comme Deadpool a conscience d’être un personnage de BD quand il sévit dans des pages de comics, il est ici pleinement conscient d’être dans un film et s’amuse régulièrement avec le spectateur et n’hésite pas à balancer des piques contre la Fox ou contre les concurrents des productions Marvel. Bavard et obsédé sexuel, le bonhomme dégaine les vannes encore plus vite que ses katanas et ses flingues, et s’il est certain que cette avalanche de mauvais goût et de références pop culture pourra fatiguer sur la longueur, le film du débutant Tim Miller respecte son contrat du point de vue du fun et de la décontraction.

Genèse de super héros oblige, on n’échappe tout de même pas à certaines lourdeurs propres aux premiers opus de ce genre de franchises. On aurait volontiers retiré quelques scènes faisant la part belle au grand méchant fadasse campé par Ed Skrein, qui fait de la figuration aux côtés de cette grande gueule de Deadpool, joué avec un sacré aplomb par Ryan Reynolds, avec ou sans costume, qui s’amuse ici comme un grand gamin. Le côté too much du mutant laisse de toute manière peu de place aux rôles secondaires, parmi lesquels on retrouve les X-Men Colossus et Negasonic Teenage Warhead, histoire de pimenter les scènes d’action.

En se concentrant un peu plus sur les délires de son héros et un peu moins sur sa genèse, le métrage aurait pu bénéficier d’un gain de rythme salvateur. N’en reste pas moins qu’en plus d’un joli cadeau pour les fans, c’est un sacré défi que s’est lancé la Fox en misant sur ce qui se rapproche parfois plus d’un film d’exploitation que d’un gros blockbuster, défi auquel on souhaite de rencontrer le succès pour nous proposer une suite encore plus frappadingue et hors des conventions. En parlant de suite : une fois n’est pas coutume, veillez à rester jusqu’à la fin du générique.

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