Critique de film

Deadgirl

"Deadgirl"
affiche du film
  • Genre : Thriller, Horreur - Morts-Vivants
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Marcel Sarmiento, Gadi Harel
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h41
  • Scénariste : Trent Haaga
  • Musique : Jospeh Bauer
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Shiloh Fernandez, Noah Segan, Michael Bowen, Candice Accola, Andrew DiPalma
  • Récompenses : Aucune

Deux lycéens, Rickie et JT, décident de sécher les cours et se retrouvent dans un hôpital voisin désaffecté. Ils font sur place une macabre découverte : le corps dénudé dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Deadgirl - Deadmovie
Par : Quentin Meignant






Avec un scénario rédigé par Trent Haaga, ancien de chez Troma à qui l’on doit notamment Toxic Avenger 4 ainsi que de nombreuses apparitions dans divers films de la firme, Deadgirl faisait partie des grands espoirs de la fin de l’année 2008 et aussi du BIFFF 2009. Le film est aussi la première tentative dans le cinéma de genre de Marcel Sarmiento en tant que réal. Deadgirl s’intéresse à deux lycéens, Rickie et JT, qui décident, sous l’effet de l’alcool, d’aller « visiter » l’hôpital désaffecté de leur ville. Ils y découvrent une jeune femme nue et attachée. Accro au cul, ils décident de s’essayer à quelques acrobaties sexuelles avec ce qui se révèle être une sorte de zombie.

Si le pitch de Deadgirl cultive volontairement un aspect de torture porn décérébré, le film en lui-même était largement attendu par une large part de fantasticophiles désaxés, amateurs d’œuvres malsaines et de viols gratinés. Dès lors, la première séquence, montrant les deux protagonistes principaux dans un triste état pénétrer dans l’hôpital, cadre principal de l’action, est porteuse de nombreux espoirs. Malheureusement, ceux-ci sont vite sapés par le caractère bavard d’une regorgeant de dialogues inutiles et niais. La mise en scène plate des premiers événements donne le ton et Deadgirl s’enfonce de suite dans un traitement clichéesque à peine regardable.

Néanmoins, l’instant tant attendu finit par arriver et les adolescents décérébrés qui font office de héros trouvent enfin la jeune femme, plus ou moins morte-vivante (rien n’est jamais véritablement expliqué), attachée sur une table rappelant étrangement les tables de torture en vogue dans les torture porn contemporains. Cette référentialité dans le décor se retrouve d’ailleurs directement dans d’autres éléments d’un film se bornant à mettre en scène des pseudo-viols desquels ne filtrent aucune souffrance véritable. En effet, la volonté de Sarmiento, Harel et Haaga de faire un « coming of age » (un film d’adolescents à la Stand By Me) transparaissant dans chaque dialogue et dans chaque séquence un peu plus osée, on assiste simplement à une multiplication de séquences naïves jamais en rapport avec l’horreur des faits évoqués. Au lieu de se centrer sur la jeune fille attachée, pour laquelle les expériences sexuelles des jeunes pubères doivent être particulièrement atroces, Sarmiento se borne à filmer un amas de séquences inutiles, peu sexys et jamais dérangeantes. Le caractère malsain totalement négligé dans l’œuvre ne transparaît même pas dans les stigmates d’une jeune fille prise pour un simple objet et, de plus, victime de certaines facilitations scénaristiques, le réal préférant éluder la question du « retournement en vue de la sodomie ». Arrive alors ce qui devait arriver lors d’un final tellement attendu qu’il en devient instantanément inefficace, nouvelle preuve de la maladresse d’un scénario et d’une mise en scène insignifiants.

Fortement attendu, Deadgirl n’est qu’un pétard mouillé qui jamais ne parvient à atteindre le niveau promis. Pas malsain pour un sou, pas sexy et, surtout, totalement inutile, le métrage de Sarmiento rate le coche dès les premiers instants, où il aurait pourtant pu donner lieu à un conte horrifique de fort bon goût.

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