Critique de film

Dead Mine

"Dead Mine"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Indonésie
  • Durée : 1h32
  • Musique : Charlie Mole
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

À la recherche d'un trésor caché, des aventuriers s'engouffrent dans la jungle indonésienne. Pris au milieu d'une attaque par des groupes armés, ils se réfugient dans une mine supposée abondonnée et s'y retrouvent piégés. Rapidement, ils réalisent qu'ils ne sont pas seuls et s'engagent dans une lutte désespérée pour leur survie...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dead Mine - Descente... de niveau
Par : Quentin Meignant




Auteur d’une très belle percée en festivals voici quelques années avec le plaisant Mum & Dad, le britannique Steven Sheil a tout d’un grand. Enfin, quand on dit grand, on pense surtout à son amour des films de genre qu’il tente à chaque réalisation de distiller aux spectateurs. Son Dead Mine, désormais disponible en DVD de notre côté de la Manche, avait donc tout pour aguicher, d’autant que celui-ci joue la carte de l’exotisme en plaçant son action en Indonésie. Le film y suit des explorateurs qui se rendent sur une île dans le but de mettre la main sur un trésor. Sur place, ils sont contraints de se cacher dans une mine abandonnée du fait d’une attaque d’un groupe armé. Mais le pire est à venir, puisque des créatures radioactives peuplent cette mine...

Avec un pitch qui fait immédiatement penser à un autre chef-d’oeuvre britannique, The Descent, Dead Mine n’évite pas l’écueil de la comparaison et Steven Sheil s’engouffre bien malgré lui dans une brèche qui, à l’image de celle qui englouti ses personnages, causera sa perte. En effet, après une très longue phase d’exposition, le métrage souffre d’un climax proche du zéro absolu alors qu’il aurait pu jouer la carte de la claustrophobie et offrir un ensemble bardé de suspens.

A la place de cela, le cinéaste donne lieu à un simple film d’aventures au cours d’une première partie particulièrement longue qui ne brille ni par la caractérisation de ses personnages ni par un quelconque sentiment d’angoisse. L’oeuvre lorgne par la suite vers Outpost avec des soldats génétiquement modifiés qui, eux non plus, ne parviennent pas réellement à captiver. Certes, leur look, qui n’est pas sans rappeler les incroyables créatures du Frankenstein’s Army de Richard Raaphorst, sauve le peu d’intérêt que présentait l’ensemble mais la mise en scène finit elle aussi par les faire sombrer dans la médiocrité.

Oeuvre qui aurait pu être tour à tour angoissante ou réjouissante, Dead Mine n’est finalement rien de plus qu’une énorme déception, un pétard mouillé soi-disant exotique qui ne fera guère date. Steven Sheil rate le coche et l’étape de la confirmation qui devrait, on l’espère, avoir lieu lors d’un troisième long-métrage...


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage