Critique de film

Darkside, les contes de la nuit noire

"Tales from the Darkside: The Movie"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1990
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Harrison
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h33
  • Budget : 3,5 millions de dollars
  • Scénariste : Michael McDowell, Arthur Conan Doyle, Stephen King, George A. Romero
  • Musique : John Harrison, Chaz Jankel, Jim Manzie, Pat Regan
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  • Bande annonce
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  • Casting : Debbie Harry, Matthew Lawrence, Christian Slater, Robert Sedgwick, Julianne Moore
  • Récompenses : Grand Prix au festival d'Avoriaz en 1991

Timmy, qui doit être le clou du dîner d'un repas cannibale, lit trois histoires fantastiques à la cuisinière pour retarder l'heure de son trépas. Il s'agit de "Lot 249", "Cat from Hell" et "Lover's Vow".

Les critiques à propos de ce film

Critique de Darkside, les contes de la nuit noire - The dark half
Par : Damien Taymans










Après le très réussi Creepshow, les producteurs ont voulu créer une série aux accointances certaines avec les Contes de la crypte ou encore avec La Quatrième dimension. Ne pouvant reprendre le titre de Creepshow pour une sombre histoire de droits, la série endossa le nom de Tales from Darkside, tout aussi révélateur. De cette entreprise résultent quatre saisons complètes pour un total d’un peu plus de 90 épisodes. Deux ans après la suppression du show survint l’idée de produire un long métrage reprenant la forme du film à sketchs à l’image du Creepshow original.

Darkside les contes de la nuit noire rassemble trois histoires horrifiques émanant d’écrivains différents toutes reliées, selon la coutume par un épilogue et un prologue semblable servant de fil rouge à l’anthologie. En l’occurrence, il s’agit du cas d’un pauvre marmouset enfermé par une femme sanguinaire qui n’a pour seule ambition que de l’engloutir tout cru non sans l’avoir préalablement badigeonné et passé au four afin de bien faire dorer la peau juvénile et embraser le fin duvet qui recouvre son corps imberbe.

Le premier segment Lot 249 conte les mésaventures de Bellingham, étudiant en archéologie, qui voit sa bourse lui échapper en raison de la farouche concurrence que lui opposent un jeune parvenu et sa copine débile. Tiré d’une nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle, Lot 249 présente d’emblée un avantage considérable : un casting d’enfer pour une historiette horrifique. Peu connus à leurs débuts, Julianne Moore, Christian Slater et Steve Buscemi se partagent l’affiche de ce segment sympathique. Sympathique à l’image de sa momie qui déambule dans tous les sens pour venger celui qui l’a invoquée, créant au passage quelques effets gores assez bien foutus. Sans être antédiluvien, le segment s’accorde à répéter une trame assez classique de la plus belle des manières.

Cat from hell, deuxième épisode du florilège, ne brille pas par son cast sublime mais plutôt par le génie indubitable de deux intervenants essentiels : l’histoire originale est signée Stephen King et est adaptée par George Romero. Ce segment narre l’histoire d’un vieillard qui engage un tueur à gages pour le débarrasser d’un chat maléfique responsable de nombreuses morts non élucidées dans le manoir familial. La facilité apparente de la tâche va rapidement se voir substituée par l’impossibilité de détruire ce félin diabolique. Les deux points de vue (humain et animal) sont balayés par le biais de l’introspection filmique, ce qui permet de suivre les agissements de l’un et l’autre personnage simultanément. Outre cette efficacité scénaristique, le segment offre une conclusion des plus gores, moment méchamment jouissif qui permet de prouver l’expression populaire : avoir un chat dans la gorge…

Le troisième et dernier épisode, intitulé Lover’s Vow, relève de la plume de Michael McDowell, scénariste du Beetlejuice de Tim Burton et de La peau sur les os de Stephen King. Preston, un peintre raté devenu alcoolique, sort un soir d’un bar après une soirée bien arrosée et voit l’un de ses amis se faire dévorer par une gargouille ailée. Celle-ci lui fait promettre de ne jamais révéler ce qu’il vient de voir. Ce dernier segment au demeurant un peu lent se rattrape formidablement grâce à un final aussi prévisible qu’époustouflant.

Darkside, les contes de la nuit noire, sans véritablement égaler la réussite d’un Creepshow, mérite tout de même une place de choix dans la catégorie des films à sketchs. Plus bandant qu’un Body bags et plus jouissif qu’un Necronomicon, l’anthologie dépoussière quelque peu des scripts classiques pour en faire des moments… d’anthologie (comme quoi, la boucle ets bouclée).

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