Critique de film

Darkside 2, les contes de la nuit noire

"Tales from the darkside 2"
affiche du film
  • Année de production : 1991
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h30
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Suite officieuse des Contes de la crypte réunissant plusieurs segments...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Darkside 2, les contes de la nuit noire - Une "suite" bien inoffensive
Par : Damien Taymans


Après le très réussi Creepshow, les producteurs ont voulu créer une série aux accointances certaines avec les Contes de la crypte ou encore avec La Quatrième dimension. Ne pouvant reprendre le titre de Creepshow pour une sombre histoire de droits, la série endossa le nom de Tales from Darkside, tout aussi révélateur. De cette entreprise résultent quatre saisons complètes pour un total d’un peu plus de 90 épisodes. Deux ans après la suppression du show survint l’idée de produire un long métrage reprenant la forme du film à sketchs à l’image du Creepshow original. Le métrage, sorti en 1990, réunissait trois sketches émanant d’écrivains divers reliés entre eux par un prologue et un épilogue communs (en l’occurrence, un gamin prêt à se faire embrocher et cuire au four par une ogresse, qui pour retarder l’échéance lui conte trois histoires terrifiantes).

Le marché de l’exploitation vidéo voyait débouler l’année suivante une séquelle sous le même bandeau. Pourtant, Darkside 2, les contes de la nuit noire n’est rien de plus qu’une compilation de quatre épisodes de la série originelle. Le premier segment, L’avocat du diable, suit Luther Mandrake, un chroniqueur radio misanthrope qui méprise ses auditeurs et leur distille des conseils plus que douteux. Il est bien loin de se douter que le style acide dans lequel il s’est emmuré risque d’être son propre tombeau... Réalisé par Michael Gornick, responsable des mini-séries Contretemps et Le Fléau tirées de l’oeuvre de Stephen King, et scénarisé par George A. Romero, cet épisode est de loin le plus abouti et le plus mordant de cette anthologie.

Le second épisode, intitulé Ring around the redhead, traite d’un chercheur qui extrait d’un puits creusé dans sa cave une étrange créature venue d’un monde souterrain. Ce segment est des oeuvres de Theodore Gershuny, réal de Douce nuit, sanglante nuit, qui quitte les sentiers du slasher noëllaire, pour s’aventurer sur le terrain de la science-fiction romancée avec un John Heard méconnaissable. Autre segment, autre trogne. Lawrence Tierney joue aux exorcistes et tente de faire sortir le démon du corps de la jeune Mary Jane dans The trouble with Mary Jane. Largement moins impressionnante que Linda Blair dans le mètre-étalon de William Friedkin, la jeune possédée par Aisha Candisha prête plutôt à sourire qu’elle ne suscite l’effroi. Burlesque de bout en bout, cet épisode constitue la bouffée rafraichissante de l’ensemble.

John Harrison, qui participera à l’anthologie cinématographique et réalisera notamment l’adaptation de Livre de sang de Clive Barker (Book of blood, 2009), est le metteur en scène du quatrième et avant-dernier segment de ce florilège. The Satanic piano montre un compositeur en mal d’inspiration, Pete Bancroft, taquiner la muse grâce à un piano diabolique qui compose en mode automatique des mélodies sitôt qu’elles existent dans l’esprit du créateur. Le dernier épisode, A choice of dreams, met en scène un parrain mafieux atteint d’un cancer qui paie 10 millions de dollars contre la promesse de l’immortalité.

Deux derniers morceaux à la mesure de l’ensemble de cette anthologie pauvrette, recyclage terne de thématiques ô combien récurrentes. On se bornera à ne retenir que le premier et le troisième sketchs qui, sans être véritablement convaincants, s’avèrent être les moins mous et les plus fantasques du lot.


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