Critique de film

Darkman 2: Le retour de Durant

"Darkman II: The Return of Durant"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Super-héros
  • Année de production : 1994
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Bradford May
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h33
  • Scénariste : Robert Eisele, Lawrence Hertzog, Steven McKay
  • Musique : Randy Miller
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Larry Drake, Arnold Volsoo, Renée O'Connor, Kim Delaney, Lawrence Dane
  • Récompenses : Aucune

Avec l’aide d’un ami scientifique, le Docteur Peyton Westlake est enfin sur le point de découvrir le secret qui lui rendra forme humaine. Mais la tournure tragique que prennent les évènements l’amène à revivre le cauchemar qui l’a défiguré et à réaliser que son ennemi, Durant, que tout le monde croyait mort, est bel et bien vivant…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Darkman II : Le Retour de Durant
Par : Quentin Meignant


Le succès incroyable de Darkman en 1990 installa définitivement Sam Raimi au rang de star de la réalisation. En effet, si le réal avait déjà fait ses preuves sur les mythiques Evil Dead et Evil Dead 2, il lui manquait sans doute une oeuvre plus généraliste à afficher à son palmarès. Véritable croisement entre héros de bande dessinée américaine et fantôme de l’opéra, Darkman prouva aux yeux du monde entier l’immense talent de l’estimable metteur en scène et, plus encore, sa passion pour le genre ! Comme tout succès, Darkman fit ensuite l’objet d’un certain engouement et les rumeurs de séquelles se multiplièrent. Néanmoins, il fallut attendre quatre ans avant de voir le héros revenir sur les écrans mais, hélas, sans son géniteur ! C’est dès lors Bradford May qui s’installa dans le fauteuil de réalisateur avec l’objectif de faire aussi bien que son prédécesseur.

Dès les premières secondes, le successeur tombe hélas dans le piège de la facilité en balançant un flash-back longuet des séquences les plus spectaculaires du premier opus. Dès lors les séquences suivantes se bornent à répéter de manière bien terne le canevas de l’épisode précédent. Le méchant Durant, toujours en vie (eh oui !), s’en prend à un autre savant de la même manière qu’il s’en était pris à Westlake, c’est-à-dire en le torturant avant de le tuer. Malheureusement, pour lui, Westlake avait comme par hasard fait ami-ami avec la victime et décide dès lors de la venger. Cette intrigue convenue est encore rendue plus pathétique par le montage pour le moins décevant de l’entame. May, voulant jouer dans la même cour que Raimi, se laisse en effet aller à un copier-coller des différentes scènes d’action de l’oeuvre originale, tout en faisant montre d’une incapacité incroyable à proposer un spectacle valable.

En raison d’un montage énervant et d’une mise en scène molle, ces séquences d’action tournent le héros en ridicule, lui qui n’en avait déjà pas besoin tant les sentiments humains mis en avant par May le rendent pathétique à souhait. Balançant de l’eau de rose à la ronde, proposant des dialogues ridicules et des envolées lyriques foireuses, le réal touche le fond à l’instar d’un score particulièrement irritant. Randy Miller transforme en effet la bande originale du génial Danny Elfman en un gigantesque capharnaüm acoustique, juste bon à tenter de rendre grandioses des séquences ressemblant à s’y méprendre à de la bouillie. Malgré certaines scènes d’explosions réussies, on s’ennuie donc ferme jusqu’à un final aussi convenu qu’inutile.

Inutile est d’ailleurs le terme qui convient le mieux à cette séquelle. Raimi avait créé un mythe, May s’est contenté de le plagier aussi médiocrement que possible. Le film s’adresse aux inconditionnels du héros défiguré qui, eux aussi, souffriront de le voir dans un si piteux état !


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