Critique de film

Dagon

"Dagon"
affiche du film
  • Genre : Horreur, Thriller
  • Année de production : 2001
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stuart Gordon
  • Pays d'origine : Espagne
  • Durée : 95 minutes
  • Budget : 4,8 millions de dollars
  • Scénariste : Dennis Paoli, d'après les nouvelles Dagon et Le cauchemar d'Innsmouth, de l'écrivain H.P. Lovecraft
  • Musique : Carles Cases
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  • Bande annonce
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  • Casting : Ezra Godden, Francisco Rabal, Raquel Merono, Macarena Gomez, Brendan Price
  • Récompenses : Nomination au prix du meilleur film, lors du Festival international du film de Catalogne en 2001.
    Nomination au prix du meilleur film, lors du festival Fantasporto en 2002.
    Nomination au prix de la meilleure photographie et des meilleurs effets spéciaux (David Martí), lors des DVD Exclusive Awards en 2003.
    Nomination au prix de la meilleure sortie DVD, par l'Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur en 2003

Paul et sa petite amie Barbara passent leur vacances en compagnie d'un riche couple d'amis, Howard et Vicki, sur leur voilier au large de la côte espagnole. Suite à une tempête, le navire s'échoue sur un récif, blessant gravement Vicki, coincée sur place. Paul et Barbara décident d'aller chercher du secours dans le petit village de pêcheurs situé au bord de mer, qui semble étrangement désert...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dagon - In the mouth of madness
Par : Damien Taymans






Pour la quatrième fois, le trio magique composé du réalisateur Stuart Gordon, du scénariste Dennis Paoli et du producteur Brian Yuzna se réunit pour s’adonner à une transposition cinématographique d’un écrit de l’immense romancier horrifique qu’est H. P. Lovecraft. Après Re-Animator, From Beyond et Castle freak, la petite bande américano-espagnole s’attaque à ce Dagon qui n’est pas aussi mauvais qu’ont pu le prétendre certaines mauvaises langues.

Quatre Américains se la coulent douce sur un catamaran au large de la côte espagnole avant que ce ne soit l’embarcation qui coule en douce. Après avoir heurté un rocher qui brise la coque, le bateau prend l’eau. Afin de quérir du secours pour venir en aide au couple restant à bord, Paul et Barbara rejoignent la côte. Sur place, ils rencontrent d’étranges individus qui ont l’air d’avoir été bercés un peu trop près du mur étant bambins…

Sans être la meilleure adaptation de Lovecraft par Gordon, Dagon n’en est pas moins une œuvre convenable rendant hommage au regretté romancier. Loin des louanges outrancières du Necronomicon, le présent métrage reste fidèle au mythe des Profonds instauré par l’auteur en instaurant l’atmosphère brumeuse des écrits lovecraftiens. La ville d’Imboca, traduction grossière dans la langue de Cervantès de l’Innsmouth original, se révèle être une sorte d’étape dans la descente infernale qui assaille Paul, héros malheureux de l’histoire. Purgatoire démoniaque, Imboca est une ville reculée de tout en bordure océanique peuplée d’hybrides mi-humains mi-poissons qui vénèrent une divinité étrange censée être l’un de leurs ancêtres répondant au nom de Dagon.

Voguant cahin-caha entre deux styles incompatibles, Stuart Gordon dote son œuvre d’une mise en scène tantôt jubilatoire (les courses effrénées de Paul) tantôt ennuyeuse (la cérémonie finale cheapesque) sise à quelques kilomètres de ses productions habituelles. Les rares éléments gores jouissifs à souhait et le personnage de Paul dont le physique renvoie à Jeffrey Combs sont autant de touches disparates rappelant les tribulations du docteur West de la saga fondatrice de la renommée gordonienne, nous entraînant dans une nostalgie inconsolable qui ne trouve satisfaction dans la présente œuvre, avare lorsqu’il s’agit d’amuser ou d’effrayer. Une nostalgie pourtant contrebalancée par les habituels effets spéciaux foireux, marque de fabrique des productions yuzniennes.

Relativement décalée, cette adaptation fidèle aux écrits lovecraftiens (et pas seulement au Cauchemar d’Innsmouth) s’avère agréable à suivre même si elle dénote avec l’ensemble des créations gordoniennes.

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