Critique de film

Creepshow 2

"Creepshow 2"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1987
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Michael Gornick
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Budget : 3.500.000 dollars
  • Scénariste : Stephen King & George A. Romero
  • Musique : Les Reed
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Tom Savini, George Kennedy, Dorothy Lamour, Don Harvey, Lois Chiles
  • Récompenses : aucune

trois histoires horrifiques écrites par des maîtres du genre mettent tour à tour en scène une statue en bois d’un chef indien qui prend vie pour décimer de jeunes bandits, une nappe gluante à la surface d’un lac qui engloutit de jeunes innocents et enfin une femme adultère qui est poursuivie par un auto-stoppeur increvable.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Creepshow 2 - Horror Show
Par : Samuel Tubez




C’est Michael Gornick, directeur photo sur Martin, Creepshow ou encore Zombie, qui met en scène cette suite opportuniste au petit classique de George A. Romero et Stephen King. Malgré le fait que l’écrivain originaire du Maine et le pape du Zombie movie soient toujours à l’origine des historiettes illustrant cette suite, Creepshow 2 offre moins. Moins de contes macabres (trois contre cinq pour le film de 1983), moins d’originalité, moins de talent à la mise en scène et moins d’esprit barré et coloré qui faisaient le charme du premier opus. Décevant, mais le spectacle se laisse cependant regarder sans aucun dommage.

Le show horrifique débute par une courte introduction mettant en scène le célèbre maquilleur Tom Savini grimé en « Creep ». Celui-ci vient livrer au jeune Billy le nouveau numéro du comic horrifique Creepshow, que l’enfant s’empresse de dévorer des yeux. Nous plongeons alors dans un petit film d’animation qui servira de lien entre les différents segments live. L’aspect « BD qui prend vie » si bien réussi sur le premier volume est ici un peu moins attirant graphiquement, l’esthétique et le ton du court-métrage animé étant plus enfantin et enjoué que précédemment.

La première histoire nous montre le massacre d’un couple de vieux épiciers par une bande de voyous complètement débiles. Leur mort sera vengée par une statue de chef indien en bois qui ornait la façade de leur commerce. On est ici certainement en face du moins bon segment de cette compilation. Ultra prévisible et linéaire, « Old Chief Wood’nHead » manque totalement d’originalité et propose une trop longue exposition par rapport à son dénouement expéditif où les meurtres s’enchaînent sans aucune saveur. Seul le maquillage du vieux chef tête de bois est une réussite.

« The Raft », le second segment, est déjà plus nerveux et tendu. Un quatuor de teenagers s’y trouve bloqué sur un radeau au beau milieu d’un lac où flotte une étrange nappe visqueuse. Une idée toute simple mais qui offre un petit suspense efficace dont le dénouement s’avère cruel à souhait. On se sent ici davantage dans un vrai Creepshow, les maquilleurs Ed French (Sleepaway Camp, C.H.U.D.) et Howard Berger (le « B. » du fameux K.N.B. EFX Group) nous offrant des effets gores bien gluants et réjouissants comme il faut.

Le dernier conte confronte quant à lui une chauffarde adultère avec un auto-stoppeur increvable. Sorti du lit de son amant, la femme en question reprend la route pour rentrer chez elle avant son mari, mais elle dérape et écrase un pauvre auto-stoppeur. Elle prend la fuite mais sa victime la poursuivra sans cesse, tel un zombi increvable, jusqu’au retour au domicile. Un sketch assez poussif qui tente en vain d’être drôle (l’auto-stoppeur qui ne cesse de remercier sa victime pour l’ « avoir pris ») mais qui tombe dans la redite avec son duel mou du genou. Une fois de plus, seuls les maquillages appliqués sur le comédien Tom Wright (Star Trek : Voyager, Les Experts) sortent du lot, celui-ci passant de vilaines écorchures sur la figure à une bouillie bien saignante lors du final.

Très inégal voir même assez pauvre, Creepshow 2, contrairement à son prédécesseur, manque cruellement d’humour noir et d’originalité. Seuls les effets spéciaux parviennent à maintenir l’intérêt tout du long ainsi qu’un second segment bien plus convaincant que les deux autres. Mais aux côtés du moins bon sketch du film de George A. Romero, il fait tout de même bien pâle figure.


Oeuvres liées :

Creepshow (1982)

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