Critique de film

Crawlspace

"Crawlspace"
affiche du film
  • Genre : Thriller horrifique
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Australie
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Une escouade de soldats d’élite est envoyée pour infiltrer et enlever la principale équipe scientifique de Pine Gap, une base souterraine australienne top secret après qu’elle ait été attaquée par des forces inconnues. Leur mission est compromise lorsqu’ils rencontrent une jeune femme dépourvue de mémoire, ne sachant plus qui elle, ni comment elle est arrivée sur place. Tandis qu’ils essaient de s’échapper, le groupe découvre rapidement que tout n’est pas ce qu’il parait et que la base est devenue une sorte de terrain d’essai pour quelque chose de bien plus sinistre encore...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Crawlspace - Tunnel Rats
Par : Damien Taymans


Une escouade de soldats surentraînés est envoyée dans la base secrète de Pine Gap, à trente mètre sous la terre d’Australie, qui a été prise d’assaut par une force inconnue. Sur place, les bérets verts, main à la gâchette, tiraillent sur tout ce qui bouge sans se soucier des sommations d’usage. Mais quand une jolie frimousse vient à se mettre sur leur route et que celle-ci appartient à une petiote amnésique, ils rengainent leur gros calibre et révèlent leur humanité. Une humanité qui n’est pas de circonstance vu les machins protéiformes qui se mettent à leur courir aux miches...

"In this space everyone can hear you scream". La référence à Alien est d’autant moins anodine que Crawlspace s’invite dans la bulle de la SF en convoquant l’imagerie du vaisseau spatial, appliquée ici à une base souterraine. Vu l’étroitesse des conduits d’aération dans lesquels se déroule la majeure partie du film, il est évident que toute nouvelle attaque donne lieu à son comptant de beuglements à vous détruire les tympans. Puis, comme mentionné dans le titre, ça joue beaucoup des coudes aussi pour parvenir à se frayer un chemin dans ces tunnels exigus. Un pur film de "crawling" en somme. Le principal souci de Crawlspace réside justement dans sa capacité inouïe à pomper des dizaines de ses prédécesseurs pour assembler un scénar-patchwork dans lequel Ridley Scott, Paul WS Anderson et Andrzej Bartkowiak, entre autres, pourraient presque reconnaître Sigourney Swiffer, Milla Jovovovovich ou Karl Turban, ces ersatz à peine déguisés des aventuriers des espaces confinés. Cette désagréable impression de déjà-vu est compensée par un soin particulier apporté par Justin Dix à sa mise en scène (du Scope qui colle au plus près des personnages et contribue à accentuer le côté claustro) et à son chef op’ pour ses éclairages compliqués dans ces espaces étouffants.

Sorte de Resident Evil un poil plus fun ou de Doom un poil moins con, Crawlspace est un petit divertissement bien inoffensif qui utilise, souvent à mauvais escient, des effets scénaristiques retors pour conserver l’intérêt d’une assistance incapable de quitter son indifférence polie. Le soutien de Greg McLean (Wolf Creek) n’y change rien : Crawlspace est un produit pas "aussie" rafraichissant que prévu. C’est con, à quelques crocos près...


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