Critique de film

Contracted: Phase II

"Contracted: Phase II"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h18
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Deux ans après Contracted, l'épidémie ne s'est pas enrayée ; au contraire, elle s'apprête à contaminer tout Los Angeles. Une suite encore plus bubonneuse et sanguinaire.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Contracted : Phase 2 - Epidémie en marche
Par : Damien Taymans


Samantha, après une phase de pourrissement de trois jours, est enfin passée de vie à trépas. Quel soulagement ! Pas réellement puisque quelques-uns des membres de son entourage conservent dans leur corps la saloperie qui bouffe les viscères et favorise l’apparition de pustules et furoncles sur l’épiderme. Riley est l’un de ces chanceux infectés, lauréat du Véromillion, qui entend, comme le veut la coutume scénaristique, pratiquer l’automédication plutôt que de devenir un cobaye d’hôpital. Avec les conséquences attendues : un beau bordel bactériologique et une pandémie qui se prépare pour un éventuel troisième opus. Vraiment ?

Présenté en avant-première mondiale au NIFFF 2015, Contracted : Phase II est, comme l’annonce son titre, la suite directe du film homonyme d’Eric England qui a eu le bon goût de ne pas s’investir dans ce projet de séquelle mort dans l’oeuf. Car, en l’état, l’existence même de cette suite pose question étant donné que l’histoire du premier opus n’attendait pas de développement et que les personnages secondaires bénéficiaient de si peu d’espaces qu’il semblait exclu qu’ils reçoivent une aussi belle tribune pour leur décomposition. Une décomposition qui ne se fait pas attendre mais s’avère moins graphique et riche en détails que celle de Samantha si l’on excepte une pluie de gerbes de sang, de pustules purulentes et de quelques menus détails anatomiques.

L’ennui c’est que cette seconde phase est forcément décevante puisqu’elle refuse de tomber dans la démonstration de chairs déliquescentes qui était l’apanage de la première oeuvre. Pire : cette épidémie trouve ici une origine... terroriste tandis que toutes les inquiétudes se braquaient vers un patient zéro. Dès lors, une partie de l’intrigue lorgne vers le vilain en question et ses méthodes douteuses tandis que les cadavres commencent à s’empiler. Le voile de mystère est définitivement soulevé, les litrons d’hémoglobine rangés au placard... que peut donc encore offrir cette saga apparemment naissante ?


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