Critique de film

Cold Eyes

"Gam-si-ja-deul"
affiche du film
  • Genre : Action, Thriller
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Corée du Sud
  • Durée : 1h58
  • Musique : Dalpalan, Jang Young-gyu
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Séoul, Corée du sud. Une jeune femme, Ha Yoon-ju est recrutée par une équipe de spécialistes de la surveillance (appartenant à la police locale) qui cherchent à neutraliser un redoutable chef de gang, expert en braquage de banque.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cold Eyes - Remake impecc’
Par : Seb Brunclair


Non, Hollywood n’est pas le seul pourvoyeur de remakes de films de genre asiatiques. Preuve avec ce Cold Eyes, remake sud-coréen du hongkongais Eye in the Sky sorti en 2007. Énorme succès au box-office local, Cold Eyes conte le terrible jeu du chat et de la souris entamé par une équipe de police et une bande de braqueurs visiblement bien préparés.

L’entame nous emmène à la rencontre de la jeune Ha Yoon-joo, en pleine filature dans un métro de Séoul. Son sens de l’observation affuté et sa discrétion à toute épreuve n’empêchent pas sa cible de l’avoir prise la main dans le sac. Le bonhomme lui avoue alors être son examinateur et lui confie les résultats de son examen : malgré quelques carences, le détective Hwang intègre la débutante dans son équipe, qui aura fort à faire pour arrêter un gang de braqueurs prêt à tout, mené par l’impitoyable James (Jung Woo-sung, impeccable).

Véritable modèle d’efficacité, Cold Eyes est un thriller haletant et moderne, les flics chargés de l’affaire disposant d’équipements faisant passer les Experts pour une bande de rigolos équipés d’inoffensifs jouets. Caméras de surveillance, traqueurs localisant chaque agent et autres bijoux technologiques s’allient donc à leur jugeotte et à leurs talents d’observation pour mener à bien leur mission, menée à 100 à l’heure.

Doté d’un rythme effréné et d’une interprétation d’une grande qualité, menée par la belle Han Yo-Joo et le vétéran Sol Kyung-gu qui crèvent l’écran dans leur relation mentor-élève très justement rendue, Cold Eyes sacrifie le réalisme sur l’autel du divertissement. Sans pour autant avoir l’impression d’être pris pour un crétin, difficile de faire l’impasse sur la trop grand place laissée au hasard et aux coïncidences dans le scénario, du genre « Hé chef, je viens de croiser le méchant au détour d’une rue » ou « zut, voilà qu’un marchand renverse sa marchandise juste au moment où je m’apprêtais à identifier la cible ». Les scènes d’action, pêchues et maîtrisées, ne sont pas crédibles pour un Soo et renforcent ce sentiment d’être face à une fiction ne cherchant que rarement à s’ancrer dans la réalité.

Inutile donc de chercher dans le film de Jo Ui-seok et Kim Byung-seo la froideur caractérisant certains mètres-étalons du thriller coréen, même si les deux réalisateurs n’hésitent pas à afficher une violence très crue à l’occasion. Spectacle hyper-dynamique façon montagne russe, Cold Eyes prouve une fois de plus la grande vitalité du cinéma de genre coréen qui, s’il arrive de plus en en plus rarement à surprendre, n’en reste pas moins un indéniable nid de savoir-faire.

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