Critique de film

Christine

"Christine"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Objets tueurs
  • Année de production : 1983
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Carpenter
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h50
  • Budget : 9,7 millions de dollars
  • Scénariste : Stephen King (roman) / Bill Phillips (scénario)
  • Musique : John Carpenter, Alan Howarth
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  • Bande annonce
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  • Casting : Keith Gordon, John Stockwell, Alexandra Paul, Robert Prosky, Harry Dean Stanton, Christine Belford
  • Récompenses : Nominé au Saturn Award du Meilleur film d'horreur (1984)
    Nominé au Grand prix du festival d'Avoriaz (1984)

La première fois qu'Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beauté aux formes éblouissantes. C'était dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle Plymouth, modèle 57, n'aime pas trop les rivales. Gare à celles qui voudront approcher Arnie!

Les critiques à propos de ce film

Critique de Christine - Une voiture de rêve !
Par : Quentin Meignant




Christine est la rencontre entre deux des plus grands mythes de l’épouvante : John Carpenter (Halloween, La chose, L’antre de la folie,...) et Stephen King. Une telle rencontre reste, encore à l’heure actuelle, quelque chose de spécial, un film qu’il faut savourer comme une œuvre bien ancrée dans son temps.

En effet, commençant habilement par un bon vieux Rock’n Roll, Carpenter nous plonge directement dans une ambiance très fin des 70’s, avec de vieux ados un peu débilos sur les bords, moitié fils à papa, moitié voyous déjantés.

Bref, dès le départ, on a envie que les baffes se perdent et que ces petits vauriens s’en prennent plein la tronche, juste pour notre plaisir personnel ! Et c’est le cas quelques secondes à peine après ces vilaines pensées….

Le héros, Arnie, fils à papa devant l’éternel, se fait agresser par le chef d’une bande armé d’un couteau. Certes cela n’a pas grande importance dans l’intrigue mais cela permet de lancer le tout très vite et de dépeindre le caractère à la base très mou (nous y reviendrons plus tard) d’Arnie.

Mais voilà, là où le bât blesse fameusement, c’est dans la représentation des adolescents de Carpenter. L’ami John aurait sans doute mieux fait d’engager de vrais ados plutôt que ces acteurs ayant déjà tous presque la trentaine et qui ne sont pas crédibles une seconde en jeunots.

Mais, directement, Carpenter récupère les rennes de l’histoire et l’on n’a pas trop le temps de s’ennuyer puisque Arnie découvre Christine. Et de quelle manière ! Le réalisateur nous abreuve d’une musique totalement angoissante comme il sait si bien le faire (il est aussi l’un des meilleurs compositeurs au Monde) et multiplie les plans fixes d’une voiture, véritable ruine, nommée Christine.

C’est alors qu’intervient la touche fantastique tant attendue ! Au fur et à mesure de la réparation (miraculeuse) de Christine, Arnie change de caractère : il est en guerre avec ses parents, tombe des filles sur qui tout le monde fantasme et entretient une relation pour le moins particulière avec sa bagnole.

Bref, un phénomène étrange se passe et nous procurera quelques frissons d’une étrange intensité ! Au contraire de Trucks et Maximum Overdrive (aussi tirés de Stephen King) qui sont plutôt plats, Carpenter parvient ici à nous livrer un film rythmé et vibrant, alternant émotions et épouvante plutôt intense.

Ainsi, des scènes comme la découverte du saccage de Christine sont à mettre sur le tableau des réussites tant l’intensité dramatique est immense et l’interprétation de Keith Gordon (Arnie) est puissante.

Ces scènes sont donc alternées avec d’autres séquences bien plus jouissives encore puisqu’elles mettent en scène le massacre méthodique de tous ceux qui entravent la relation qu’entretient Christine avec sa « proie », Arnie.

Bref, tout ceci donne lieu à des scènes d’un grand brio comme celle de l’explosion de la station-service, grand moment d’action en puissance. Ajoutons encore à cela des dialogues incroyablement agréables et vulgaires et un final on ne peut plus rythmé et inattendu et l’on obtient….

…Un film sublime à la qualité graphique et sonore incroyable ! Le croisement des deux titans de l’épouvante est donc sans aucun doute à classer au rang des pures réussites ! Comme quoi le génie de deux personnes vaut mieux que celui d’une seule ! Film à se procurer au plus vite !


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