Critique de film

Chimères

"Chimères"
affiche du film
  • Genre : Drame, Horreur
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Suisse
  • Durée : 1h22
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Hospitalisé après s'être fait renverser par une voiture alors qu'il prenait des vacances en Roumanie avec sa copine Livia, Alexandre doit subir une transfusion sanguine. A son retour, il semble atteint d'une étrange maladie...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Chimères - Essai transformé
Par : Quentin Meignant




Réalisateur helvète dont les premiers courts métrages n’ont guère laissé indifférent, entre le western Dead Bones et l’excellente comédie Employé du Mois, qui ont sillonné les festivals du Monde entier, Olivier Beguin est passé en cette année 2013 au format long et a offert son Chimères en première mondiale lors du NIFFF. Objet d’un crowfunding pour réunir assez de fonds, Chimères est une petite production (à peine plus de 80.000 euros) qui peut se targuer de revisiter le mythe vampirique, une véritable gageure en ces temps qui voient fleurir des œuvres très formatées dans le domaine. Chimères suit Alexandre, un artiste qui, suite à une transfusion sanguine en Roumanie, le pays de sa compagne Livia, voit sa perception des choses changer petit à petit. En proie à de violentes visions, l’homme tente de trouver une explication à ses problèmes alors que l’échéance de son vernissage approche.

A partir de ce pitch un brin mystérieux, Olivier Beguin parvient à développer une relecture du mythe vampirique en s’attachant avant tout à dépeindre les sensations et les visions de son personnage principal. Cela donne d’emblée des séquences oniriques du plus bel effet rendues totalement bluffantes grâce aux effets de maquillage de l’excellent David Scherer qui prouve une fois de plus qu’il est un maître artificier en la matière.

A la fois sanguinolent et intriguant, Chimères brille aussi par sa très bonne mise en scène globale et sa bande originale de qualité. Jasna Kohoutova et Yannick Rosset, les deux protagonistes principaux, évoluent donc au mieux dans l’univers créé par Beguin et la présence de Catriona MacColl, qui fait office d’incontournable dans la filmo du cinéaste, ne fait que renforcer la qualité de la distribution. Seule la présence inexpliquée de djeunz violents à la Orange Mécanique, dont le traitement n’est pas très travaillé, vient quelque peu entacher un ensemble très carré.

Très belle réussite, Chimères constitue un premier effort de qualité pour Olivier Beguin dans le domaine du long métrage. Malgré un final un brin trop long et vain (finir sur un gros plan de la splendide Jasna sans aller plus loin au niveau baston nous semblait une meilleure idée), Chimères s’avère être un excellent exercice de style et sans doute l’un des films de vampires les plus originaux de ces dernières années.


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