Critique de film

Charlie Countryman

"The Necessary Death of Charlie Countryman"
affiche du film
  • Genre : Drame, Romance, Action
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Usa, Roumanie
  • Durée : 1h48
  • Musique : Christophe Beck
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Complètement déboussolé après le décès de sa mère, Charlie décide de suivre son instinct et de partir pour Bucarest. Dans cette ville survoltée, il tombe amoureux de la très énigmatique Gabi. La jeune femme est malheureusement épiée par son ex, Nigel, un dangereux criminel qui n’est pas prêt à la laisser partir avec un autre. Mais Charlie, lui, est plus que jamais déterminé à gagner son coeur quitte à se sacrifier par amour.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Charlie Countryman - No Country for a Young Man
Par : Quentin Meignant


Réalisateur suédois encore inconnu l’année dernière, Fredrik Bond s’est lancé on ne sait trop comment dans le grand bain des productions américaines, lui qui, jusque là, ne s’était distingué que par un DVD sur le chanteur Moby et par de nombreuses pubs outre-Atlantique. Pour son premier long métrage, le cinéaste s’est retrouvé aux commandes de Charlie Countryman, film au casting bien achalandé réunissant notamment ce beau parleur de Shia LaBeouf, Rupert Grint, dont la carrière a débuté par des baisers avec la très mignonne Emma Watson, ou encore Mads Mikkelsen, icône parmi les icônes. Au programme, les pérégrinations de Charlie qui, complètement déboussolé après le décès de sa mère, décide de suivre son instinct et de partir à la découverte de Bucarest. Ce territoire hostile et survolté est rapidement synonyme d’amour pour lui lorsqu’il fait la rencontre de la très énigmatique Gabi. La jeune femme est malheureusement épiée par son ex, Nigel, un dangereux criminel qui n’est pas prêt à la laisser partir avec un autre. Mais Charlie, lui, est plus que jamais déterminé à gagner son cœur quitte à se sacrifier par amour.

Sur base d’un pitch lorgnant clairement vers le drame, le scénariste Matt Drake offre à Fredrik Bond l’occasion de filmer une plongée hallucinatoire dans les entrailles d’une ville cosmopolite et impressionnante. Cette découverte de l’étranger pour un bon américain est sans doute le but premier de l’ensemble qui tutoie aussi le fantastique suite aux nombreuses visions du héros, campé par un Shia LaBeouf très convaincant. L’acteur aborde en effet son rôle avec une grande délicatesse et permet à son personnage d’acquérir dès les premières minutes l’empathie nécessaire à la bonne tenue d’un ensemble qui le verra sombrer petit à petit dans une démence très dangereuse, celle des autres.
Véritable représentant de luxe en la matière, Mads Mikkelsen souligne avec force toute la rage du film, qui n’est pas sans rappeler Pusher, notamment grâce à la prestation de ce dernier, dont le personnage n’est pas sans rappeler le Milo de Nicolas Winding Refn. Lutte contre la mort ou plutôt combat pour l’amour, Charlie Countryman ne brille certes guère par son rythme mais déploie au fil des minutes une ambiance glauque bien servie par une photographie parfois crépusculaire. Si le final un peu trop mélodramatique dessert le tout, cette première oeuvre de Fredrik Bond est formellement très convaincante.

Charlie Countryman peut se targuer d’être un exercice de style réussi à la croisée de plusieurs genres. Si le fantastique n’est qu’un prétexte à la mise en place du synopsis, l’ensemble est de qualité et bénéficie surtout de l’apport non négligeable d’un casting cinq étoiles. Sorte de Pusher un peu (trop) sage, le premier long métrage de Fredrik Bond donne l’occasion à Shia LaBeouf de prouver qu’il n’est pas juste un membre peopolisé du star system hollywoodien.


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