Critique de film

Carver

"Carver"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Franklin Guerrero Jr.
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Scénariste : Richard Finney
  • Musique : Christian Szczesniak
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Matt Carmody, Savannah Costello, Alex Demah, Erik Fones, Paul Goldblatt
  • Récompenses : Prix du Meilleur film au Freaky film festival en 2008

Faisant une halte dans une auberge isolée, une bande de jeunes devient la proie d\'un tueur en série adepte du snuff movie...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Carver - Ca va saigner
Par : Chroniqueurs




Par Nicore

Ayant commencé sa carrière très tôt (puisqu’à huit ans il utilisait déjà le caméscope familial), le réalisateur Franklin Guerrero s’est ensuite fait la main sur des courts-métrages, des clips musicaux avant de pouvoir réellement se lancer dans la réalisation de longs métrages. Après un premier effort déjà enthousiasmant, The 8th plague, prenant et bien saignant, avant de se lancer dans ce Carver avec son ami et collaborateur Eric Williford, que le réalisateur souhaite comme un retour à l’âge d’or des Massacre à la tronçonneuse, mais en s’en différenciant de par l’aspect brut et graphique de scènes profondément sanglantes et extrêmes. Le script met en scène un groupe de jeunes adultes qui, en route pour un séjour de camping, se retrouvent en position de victimes d’un psychopathe qui s’amuse à filmer et à mettre en scène ses meurtres.

Malgré ce qu’on pourrait croire, le métrage ne verse jamais dans le voyeurisme béat. Au contraire, Guerrero laisse ces abominations s’inscrire dans une action sans cesse renouvelée. Au-delà de la tension permanente perce donc un certain suspense destiné à amener des effets de surprise globalement performants, tout en arrivant également à interpeller dans le choix précaire des survivants potentiels. Ecart par rapport aux principes de base du genre qui permet au métrage de continuer à surprendre pour même devenir sévèrement nihiliste dans son final refusant toute "happy-end" pour mieux assener un dernier coup au spectateur.

Rendus humains et attachants par une approche naturelle, les personnages subissent donc des violences qui affectent le spectateur, le mettent mal à l’aise, coincé entre le caractère débridé et "jouissif" de la cruauté barbare du tueur et l’empathie ressentie pour les protagonistes, sentiment qui est encore renforcé par l’atmosphère glauque et sordide enveloppant le métrage (notamment ces images "snuff" de la première partie et l’ambiance délétère et suffocante de la maisonnette, renvoyant directement aux grandes heures du premier Massacre à la tronçonneuse avec lequel le métrage entretient d’étroites relations).

Alors, bien sûr, l’intrigue n’est pas follement originale dans son concept et laisse même quelques longueurs d’avance au spectateur qui n’a que très peu de doutes sur l’identité du meurtrier rapidement mis en scène et déclaré comme tel. Mais le cinéaste fait preuve d’intelligence en laissant plusieurs zones d’ombre traîner tout au long du film, permettant du coup à l’oeuvre de ne jamais devenir prévisible sur le fond. La mise en scène efficace de Franklin Guerrero imprègne son film d’une atmosphère lourde et sordide tout en suivant l’action de près pour rendre ses temps forts dramatiques et tétanisant, faisant preuve d’un sens du suspense avéré. Les effets spéciaux sont largement probants, versant dans un gore franc et direct qui ne cherche pas pour autant l’outrance ou la surenchère afin de conserver un certain réalisme et ainsi montrer une violence brute et sans rémission.


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