Critique de film

Carré Blanc

"Carré Blanc"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Drame
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jean-Baptiste Léonetti
  • Pays d'origine : France, Luxembourg, Suisse, Belgique
  • Durée : 1h17
  • Scénariste : Jean-Baptiste Leonetti
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  • Bande annonce
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  • Casting : Sami Bouajila, Julie Gayet, Jean-Pierre Andréani, Carlos Leal, Dominique Paturel, Fejria Deliba
  • Récompenses : --

Dans un monde déshumanisé, Philippe et Marie, deux orphelins, grandissent ensemble. 20 ans plus tard, ils sont mariés. Philippe est un cadre froid et implacable. Marie assiste impuissante à ce qu’ils sont devenus l’un pour l’autre : des étrangers. Leur destin bascule lorsque Marie décide de braver le système pour préserver ce qu’il reste de leur amour. Jusqu’où iront-ils pour continuer d’exister à deux, seuls contre tous ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Carré blanc - Soleil blanc
Par : Samuel Tubez




Dystopie convoquant à la fois les écrits de George Orwell (1984) et de H.G. Wells (La Guerre des mondes, La Machine à explorer le temps), Carré blanc propose un récit de science-fiction sociale aussi déstabilisant que singulier dans le paysage cinématographique français actuel.

Dans un monde déshumanisé, Philippe et Marie, deux orphelins, grandissent ensemble. Vingt ans plus tard, ils sont mariés. Philippe est un cadre froid et implacable. Marie assiste impuissante à ce qu’ils sont devenus l’un pour l’autre : des étrangers. Leur destin bascule lorsque Marie décide de braver le système pour préserver ce qu’il reste de leur amour. Jusqu’où iront-ils pour continuer d’exister à deux, seuls contre tous ?

Prolongeant son déconcertant court métrage Le Pays des ours, Jean-Baptiste Leonetti nous prouve qu’il est un réalisateur en dehors des normes qui ose un cinéma carrément « autre ». Ambitieux, épuré, expérimental, Carré blanc nous représente un futur peu engageant, à la fois proche et terriblement éloigné de notre société. Dans cette contre-utopie, les mécaniques du quotidien ont pris le dessus, la notion de personnalité est bafouée et les relations sont devenues brutales. Glacial autant qu’amoral, le film trouble par son anti-conformisme total : la narration décousue de fil blanc, les décors minimalistes et pourtant terriblement symboliques, le jeu monolithique des acteurs (Sami Bouajila y est à la fois impressionnant et terrifiant),… Carré blanc est une œuvre sans aucune concession, à tous points de vue.

Fable futuriste sur notre déshumanisation, Carré blanc est constamment déconcertant, parfois bancal, voire même à plusieurs reprises lassant. Mais l’on accroche toutefois à la proposition de Leonetti de nous servir un cinéma hors des sentiers battus, même s’il ne tient évidemment pas la comparaison avec ces autres films d’anticipation « fous » que sont Soleil vert, Brazil ou encore THX 1138.


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