Critique de film

Captain America

"Captain America: the first Avenger"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Action
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Joe Johnston
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h04
  • Budget : 140 millions de dollars
  • Scénariste : Christopher Markus & Stephen McFeely d’après l’oeuvre de Jack Kirby & Joe Simon
  • Musique : Alan Silvestri
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Chris Evans, Hayley Atwell, Sebastian Stan, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Dominic Cooper, Stanley Tucci,…
  • Récompenses : Aucune

Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Captain America : the first Avenger - A real Hero
Par : Samuel Tubez






Captain America : the first Avenger est donc paradoxalement le dernier Vengeur à bénéficier de son adaptation cinématographique sous la bannière des studios Marvel, avant le grand rassemblement prévu en mai 2012. Au vu de la qualité des dernières aventures des autres membres du groupe (le décevant Iron Man 2 et le kitchissime Thor), on pouvait craindre la naissance du héros le plus patriotique de la planète comics. Heureusement il n’en est rien, et ce grâce à l’homme derrière la caméra : Joe Johnston, réalisateur, faut-il le rappeler, de plus d’un honorable divertissement (The Rocketeer, The Wolfman).

En pleine seconde guerre mondiale, le jeune et frêle Steve Rogers n’aspire qu’à une seule chose : combattre le nazisme en s’enrôlant dans l’armée. Mais, trop vulnérable, les médecins militaires le réforment à plus d’une reprise. Cependant, sa détermination et son courage l’amènent à participer à une expérience secrète qui va multiplier ses capacités physiques, le transformant ainsi en super soldat. D’abord symbole vendant des bons pour l’armée sous l’appellation de Captain America, il est ensuite mobilisé pour déjouer les plans de la machiavélique organisation HYDRA menée par le redoutable Red Skull.

Comme tout bon nouveau super héros naissant sur grand écran, Captain America se devait de nous présenter son personnage et ses capacités qui en font un être à part, capable de sauver la veuve et l’orphelin d’une menace que personne d’autre ne semble en mesure d’affronter. Classique. Mais là où le personnage diffère quelque peu, c’est qu’il est et reste avant tout un être humain défendant à corps perdu les valeurs du bien contre le mal, sans pour autant être pourvu d’un pouvoir surnaturel quelconque (juste un petit sérum qui décuple sa force et son agilité). Le film prend donc très justement le temps d’étoffer ses personnages et de poser les enjeux, sans précipitation ni course à l’effet numérique. Joe Johnston maîtrise la situation et, très naturellement, le Captain America devient un véritable (super) héro, avec force courage et valeurs morales bienveillantes. Le héros dans toute son intégrité en somme, entièrement dédié à la bonne cause et sans aucune zone d’ombre. Un vrai gentil, quoi. Il va sans dire que pour parfaire une telle représentation à l’écran, un comédien de talent était indispensable. Contre toute attente, Chris Evans (La Torche dans Les 4 fantastiques mais aussi Lucas Lee dansScott Pilgrim) s’avère irréprochable autant dans la peau du gringalet Steve Rogers (un bidouillage numérique qui passe incognito) que sous le costume du costaud Captain. A ses côtés on retrouve une flopée de personnages secondaires de qualité, brillant sous la bannière étoilée ou complotant dans le camp des vilains nazis. En vrac : Tommy Lee Jones toujours irrésistible en vieux grincheux à la réplique saillante, Hayley Atwell rayonnante en femme forte à qui on ne l’a fait pas, Dominic Cooper en Howard Stark presque plus attachant que le fiston et, surtout, Hugo Weaving charismatique à souhait sous le crâne décharné du bad guy mégalo. L’acteur qui jouait jadis l’agent Smith compose d’ailleurs là l’un des meilleurs méchants marvellien récemment montré à l’écran ! Mais ce n’est pas tout, le réalisateur de Rocketeer nous faisant ici découvrir une fois de plus une atmosphère délicieusement rétro, que ce soit du côté de la photographie, de la reconstitution historique ou même de la mise en scène. Une mise en scène peut être un peu trop classique d’ailleurs, qui a le mérite d’être parfaitement lisible, mais qui manque toutefois de gros morceaux d’éclat pour dire de rendre le tout véritablement inoubliable. La seconde partie du film paraît par ailleurs un chouïa précipitée et moins claire que la précédente, la faute à un scénario quelque peu elliptique. Rien de très grave cependant, l’ensemble possédant un important capital sympathie, d’autant que le patriotisme tant redouté est détourné par une judicieuse ironie ainsi qu’à un humour plutôt subtil. Sans oublier les petits clins d’œil aux comics qui raviront les fans qui ne devraient pas se sentir floués par cette adaptation Marvel pour cette fois réussie.

Au final, on apprécie ce Captain America comme un bon divertissement, avec la persistante impression de réellement assister à l’adaptation d’un comic book. Et l’on a beau nous servir des super héros à la pelle ces temps-ci, cette impression est hélas suffisamment trop rare que pour être loupée.


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