Critique de film

Cannibal girls

"Cannibals girls"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1973
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Ivan Reitman
  • Pays d'origine : Canada
  • Durée : 1h24
  • Scénariste : Daniel Goldberg, Ivan Reitman, Robert Sandler
  • Musique : Doug Riley
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Eugene Levy, Andrea Martin, Ronald Ulrich, Randall Carpenter, Bonnie Neilson
  • Récompenses : Prix du Meilleur acteur (Eugene Levy) et Meilleure actrice (Andrea Martin) au festival de Sitgès en 1973

Un jeune couple passe une nuit dans un restaurant hanté par trois filles fantômes et cannibales.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cannibal girls - Un Rollin anglophone
Par : Damien Taymans


Avant de s’esbaudir dans la comédie hollywoodienne, Ivan Reitman (SOS Fantômes, Jumeaux, Junior) a fait ses débuts avec Cannibal girls, comédie horrifique low-budget qu’il signe avec son compère Daniel Goldberg. Ce métrage qu’on qualifiera par euphémisme d’œuvre de jeunesse ne brille aucunement par son originalité même s’il contient quelques petites bonnes idées.

Un jeune couple d’amoureux passe son temps, le cul sur la neige, à se rouler des pelles à qui-mieux-mieux sans se soucier des regards des badauds. Mais quand Brassens n’est pas là pour leur dédier une chanson, les amoureux des bancs publics croisent la route d’autres individus un peu plus farfelus. La pioche brandie, un agresseur s’approche doucement et assène un coup bien placé à l’amant qui encombre encore le garde-manger de sa copine de son énorme langue. Stupeur : l’assassin est une femme aux tendances lesbiennes… Peu après, Clifford et Gloria vont eux aussi être confrontés à ces créatures démoniaques…

Si l’information ne transpire pas dans mon synopsis amélioré, le titre évocateur, pour peu que vous speakiez un peu english, vous aura convaincu que le métrage est rempli de femmes cannibales. Et vous avez raison… Semblable aux œuvres les plus obscures de Jean Rollin, Cannibal girls réunit les ingrédients miracles des films de genre catégorie bis des années 70, à savoir du cul, des meurtres et du sang. Les poitrines dénudées des magnifiques bouffeuses de viande constituent d’ailleurs l’un des seuls attraits du film.

En effet, à côté des paires de nichons, pas grand-chose à se mettre sous la dent (c’est peu pour un film censé mettre en exergue les festins humains). L’atmosphère poisseuse installée dès l’entame et l’humour noir omniprésent ne viendront que peu contrebalancer l’indigence d’un scénario qui devient rapidement beaucoup trop confus. La faune nombreuse hante des scènes diverses souvent pénibles reliées de façon incohérente. Dès lors, le charme des bimbos carnivores et l’interprétation en demi-teinte d’Eugène Levy (le futur père de Jason Biggs dans American Pie) et d’Andrea Martin ne sauvent que très peu le naufrage que subit le métrage. Seule idée éminemment sympathique : la communauté protectionniste de mèche avec les cannibales qui rend toute échappatoire quasiment vaine.

Film de commande à destination mercantile, Cannibal girls est rehaussé par les talents artistiques de Reitman et Goldberg. Son édulcoration sanguinolente et sa confusion narrative atténuent considérablement l’impact de cette œuvre trop convenue pour attirer le moindre intérêt…

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