Critique de film

Burger kill

"Drive Thru"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Slasher
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Brendan Cowles, Shane Kuhn
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h23
  • Scénariste : Brendan Cowles, Shane Kuhn
  • Musique : Ralph Rieckermann
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Leighton Meester, Nicholas d’Agosto, Larry Joe Campbell
  • Récompenses : Golden trailer Award du Trailer le plus trash en 2008

Aussi charmante qu'intelligente, Mackenzie Carpenter est une lycéenne californienne de 17 ans sans histoires. Mais elle apprend brutalement que derrière le gentil clown du fast-food local se dissimule un tueur en série. Très vite, sa vie bascule dans l'enfer. En effet, alors que les crimes se multiplient, Mackenzie comprend avec effarement qu'un lien secret l'unit à ce meurtrier. Horny le clown resserre progressivement son étau sur l'entourage de la jeune fille. Mais les inspecteurs Crockers et Chase se montrent quelque peu sceptiques quand elle essaie de les alerter du danger qui la menace. Mackenzie n'a d'autre choix que d'affronter seule ce tueur en série grimaçant...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Burger Kill - Le fast food rend idiot
Par : Chroniqueurs


Par Dante

Décidément, les slashers bis font de la résistance, pour le pire et pour le meilleur d’ailleurs. Du pire, on peut en parler avec ce Burger kill, série B fourre tout sortie l’année dernière et notamment distribuée dans le mag Mad movies. A croire que ces deux réalisateurs n’ont absolument rien appris des bouses du même genre sorties auparavant. Une médiocrité qui en devient presque admirable...

Burger kill lorgne sans complexe sur ses pairs à succès tel que Scream, Halloween, Freddy et même, plus étonnant, Destination finale. On nous ressert donc l’histoire devenue banale, d’un tueur psychopathe costumé et revanchard qui s’en prend au bestiaire adolescent habituel (parmi lesquels la pouffiasse, la gentille fille, le side kick, la vierge, etc….). Sans oublier, pour faire face au méchant, une jolie pin up bien sous tous rapports. A partir là, on enchaîne sur le traitement ultra-rebattu dans nombre d’oeuvres tout aussi indigestes : des meurtres (pas trop sanguinolents sinon c’est l’interdiction), une enquête inspirée (mais c’est qui le tueur ?), des petits blagues sadiques (c’est bien connu tous les tueurs sont des comiques refoulés) et le meilleur dans l’histoire, une critique sous-jacente de la culture McDo, si subtile et intelligente qu’on ne se doute pas une seconde qu’elle n’est là que pour combler le vide intersidéral du scénario.

Pourtant la vacuité du métrage ne se borne pas seulement à cette reprise clichesque et désincarnée du genre dit slasher. Burger kill se réclame en sus oeuvre fantastique et se dote pour ce faire d’une trame largement pompée sur des oeuvres comme Destination finale, sauf que ça tombe comme un cheveu dans la soupe (enfin sur l’hamburger), et n’est jamais expliqué, ce qui nous vaut quelques scènes ridicules aussi profondément intéressantes que l’historique de l’extermination des pandas d’Ouganda (comment ça, y en a pas ? - ndlr). Ajoutez à ça une mise en scène complètement passive digne d’un téléfilm qui s’envole lors des scènes de meurtres, mâtinée de musique rock et de cadrages dynamiques qui rendent la scène un poil surnaturel (ou ridicule au choix). Tous les ingrédients sont réunis pour un film d’horreur pour acnéens qui jouissent enfin d’une vraie soirée entre potes et qui vont regarder un film qui fait peur, parce que ça fait peur... Quant à sa prétendue dimension horrifico-comique ? A aucun moment le second degré ne vient contrebalancer la nullité d’un film empêtré dans un sérieux qui fait peine à voir. Aucune caricature qui ne soit consciente, aucune ironie, aucun recul humoristique. Autant dire que pour une comédie comme pour un slasher, le résultat est décevant.

Un film affligeant donc, dont le seul point positif est son tueur, ersatz du Gripsou de Ca qui aurait bouffé un Ronald McDonald, unique côté fun du film qui pourra toujours faire sourire les plus réceptifs. Rien d’autre ne vient rattraper cette production catastrophique et arriviste, pas de cul, pas de gore, pas de fun. Changez !

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