Critique de film

Bone Tomahawk

"Bone Tomahawk"
affiche du film
  • Genre : Western, Epouvante
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA, Grande-Bretagne
  • Durée : 2h12
  • Musique : Jeff Herriott, S. Craig Zahler
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

1850. Dans la paisible ville de Bright Hope, quelque part entre le Texas et le Nouveau-Mexique, une mystérieuse horde d’Indiens en quête de vengeance kidnappent plusieurs personnes. Pour tenter de les sauver, le shérif local, accompagné de quelques hommes, se lance alors à leur poursuite… C’est le début d’un voyage vers l’enfer.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Bone Tomahawk - Cannibal spaghetti
Par : Samuel Tubez




Auréolé de deux prix à Sitges et du Grand Prix au dernier festival de Gérardmer au nez et à la barbe du parait-il tétanisant The Witch, Bone Tomahawk nous plonge dans un Ouest américain plus sauvage que jamais puisque fréquenté par de redoutables troglodytes cannibales.

Partis à la recherche de leurs pairs, quatre hommes, dont le shérif d’une paisible ville, tomberont sur une tribu aux coutumes peu orthodoxe. Tels les frères Gecko débarquant dans un bar fréquenté par des vampires dans Une nuit en enfer, les cow-boys de Bone Tomahawk sont trimbalés d’un genre à un autre dans ce western au départ classique et bavard virant au survival cannibale. Mais si la surprise était de taille à l’époque du film de Rodriguez, elle l’est moins ici, la faute à un scénario nous dévoilant le revirement horrifique à venir dès l’entame. Pas grave, le réalisateur et scénariste S. Craig Zahler (co-auteur du script de The Incident) dotant son film de personnages et de dialogues, certes parfois hors sujet, digne d’un Tarantino. La présence de Kurt Russell, que l’on a pu apprécier tout récemment dans Les huit salopards, ici dans le rôle du shérif, renforce évidemment cette impression, mais c’est surtout le soin apporté aux principaux protagonistes, ce quatuor composé par le sus-cité, Patrick Wilson, Matthew Fox et Richard Jenkins, qui nous invite à la comparaison tant ceux-ci possèdent chacun une solide caractérisation. Différent mais attachant chacun à leur façon, on n’a pas envie de les voir morfler. Et pourtant, les épisodes malheureux s’enchaînent et les excès de violence, qui parviennent à être véritablement saisissants malgré les décennies de cannibal movie qui précèdent le film, surgissent tels des coups de massues au cœur de plaines et de décors magnifiquement captés par Zahler. Impeccable et implacable.

Si l’ensemble manque malgré tout de substance et d’authentiques surprises, Bone Tomahawk s’avère néanmoins superbement bien emballé, avec un sens du dialogue et du découpage aiguisé, recelant même de séquences horrifiques qui raviront les fans. Un pur film de (deux) genre(s) qui a franchement de la gueule.


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