Critique de film

Beyond the Gates

"Beyond the Gates"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h22
  • Musique : Wojciech Golczewski
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Deux frères qui ne s’étaient pas vu depuis longtemps se retrouvent sept mois après la mystérieuse disparition de leur père pour liquider son vidéo-club. En fouillant dans le stock de cassettes vidéo, ils découvrent un jeu de société qui ouvre une porte inter-dimensionnelle vers un monde cauchemardesque où l’âme de leur père est prise au piège. Pour le sauver, ils n’auront pas d’autre choix que de se lancer à leur tour dans une partie.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Beyond the Gates - Poussez les portes de l’enfer
Par : Damien Taymans


John et Gordon disposent comme seul héritage d’une boutique pleine à craquer de vieilles VHS où se côtoient les plus improbables nanars. Voilà tout le legs laissé par leur coquin de paternel qui a mystérieusement disparu sans laisser de traces il y a quelques mois. Pas mélancoliques pour un sou, les frangins qui semblent sortis de différents moules décident de vider ce temple du nostalgeek et tombent par hasard, dans l’arrière-boutique, sur un jeu interactif semblables aux Atmosfear qui pullulaient jadis dans les salles de jeux de mioches avides de frissons bas de gamme. Sauf que, en lieu et place du vieux moine aux sentences répétitives et monocordes, se substitue pour le coup une bien étrange créature qui leur recommande de trouver des clés. Et au vu des conséquences à chaque lancer de dé, les frères préfèrent la prendre au sérieux pour ne pas titiller des démons plutôt pressés de rejoindre le monde des vivants...

Et si le Démons de Lamberto Bava se muait en un Jumanji version trash ? C’est grosso merdo le concept de cette bande au look délicieusement rétro qui plonge le spectateur dans une ambiance 80’s assez fidèle. Mais avant d’embarquer dans ce train-fantôme peu véloce, il faudra patienter un peu et attendre son ticket pendant que le machiniste pose un cadre qui ne sera finalement que peu exploité par la suite, à savoir la relation tumultueuse entre des frères que tout oppose et qui ne cessent de se demander comment ils ont pu loger dans la même paire de testicules. A la gauche du ring, l’aîné moralisateur qui a plongé dans la bibine ascendant torgnoles dans la tronche de sa copine ; à la droite, le cadet branleur notoire qui cumule les bides et ne parvient toujours pas à épeler le mot responsabilité. Et pour incarner l’arbitre, la suave Barbara Crampton dont la filmo fait pâmer la moitié des scream queens outre-Atlantique (Re-Animator, From Beyond) impose son joli minois sur le petit écran et incarne la grande prêtresse du jeu.

Sur un rythme de sénateur (un comble pour un long qui s’étend sur 1h20 à peine), Beyond the Gates a au moins le mérite de nous convier dans une atmosphère 80’s tendance nanar assez bien rendue avec ce que cela comporte de dialogues creux et de créatures improbables. On regrettera que Jackson Stewart n’ait pas poussé le curseur plus loin pour emmener l’assistance dans une vraie foire aux monstres.


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