Critique de film

Beetlejuice

"Beetlejuice"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Comédie fantastique
  • Année de production : 1988
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tim Burton
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Budget : 15 millions de dollars
  • Scénariste : Michael McDowell, Warren Skaaren, Larry Wilson
  • Musique : Michael McDowell, Larry Wilson, Warren Skaaren
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Alec Baldwin, Geena Davis, Annie McEnroe, Winona Ryder, Maurice Page, Hugo Stanger, Michael Keaton
  • Récompenses : Oscar du Meilleur maquillage en 1989
    Saturn Award du Meilleur film d'horreur, Meilleur maquillage et Meilleure actrice de second rôle (Sylvia Sidney) en 1990
    Nominé aux Saturn Awards du Meilleur réalisateur, Meilleure musique, Meilleurs effets spéciaux, Meilleur acteur de second rôle (Michael Keaton) et Meilleur scénario en 1990
    Nominé aux BAFTA Film Awards du Meilleur maquillage et Meilleurs effets spéciaux en 1989
    NSFC Award du Meilleur acteur (Michael Keaton) en 1989

Barbara et Adam forment un adorable couple. Hélas survient un stupide accident de voiture et les voilà devenus fantômes obligés de hanter les murs de leur propre demeure ! Quelle n'est pas leur déception lorsqu'ils la voient livrée aux mains d'une famille excentrique dont les membres évoluent entre hystérie et stupidité. Barbara et Adam tentent de les chasser. En vain. La seule solution : faire appel à Beetlejuice, un fantôme exorciseur de vivants...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Beetlejuice - Betelgeuse, Betelgeuse... Betelgeuse !
Par : Romain Mollet


Tim Burton est un étrange bonhomme, franchement. Son style cinématographique ne ressemblant en rien à ce qui fut fait avant son ère, il a su créer un genre désormais adulé par des millions de cinéphiles (et de jeunes gothiques, of course). Au-delà des histoires de squelette chantant, de chauve-souris humaine, de méchants martiens et autres singes belliqueux, le film qui résume tout le bonhomme est bel et bien Beetlejuice, Objet Filmique Non Identifié ayant percuté nos écrans en 1988, et qui n’est autre que son deuxième long métrage.

Beetlejuice conte l’histoire décalée d’un couple fraîchement décédé désirant bouter de riches et prétentieux occupants de leur ancienne maison (qu’ils ne peuvent plus quitter), parmi eux se trouvant une jeune gothique désespérée quelque peu seule, qui ne tardera pas à les découvrir, puis ensuite les aider. Les deux fantômes étant peu doués dans le domaine de la hantise (disons qu’ils sont franchement hilarants quand ils s’y essaient) se voient obligés d’utiliser la manière forte : appeler Betelgeuse (à prononcer "Beetle-Juice" donc, c’est un jeu de mots), un revenant "bio-exorciste" gravement chtarbé, qui s’amuse autant à terroriser les vivants qu’à titiller les morts.

Là où la touche Burton apparait, c’est que l’histoire de ces héros "surpassant" la mort (thème récurrent dans ses films depuis ses débuts d’ailleurs) possède un univers visuel incroyablement inventif et référencé. Ainsi, Beetlejuice tiendrait presque d’un cours d’art plastique, les décors et la photographie empruntant autant à l’expressionnisme (le Bureau des morts, en plus d’être une idée géniale par son ironie et le traitement accordée à cet évènement inéluctable) qu’au surréalisme (le monde des serpents de sable), tout en revêtant des apparences de cauchemars mêlés à des éléments du merveilleux. Un domaine accompagné par l’incroyable folie musicale de Danny Elfman, décidément génial, surtout quand il travaille avec Burton.

Encore une fois, le film possède des effets spéciaux aussi originaux que réussis, annonçant pour la plupart les méthodes du futur Etrange Noël de Monsieur Jack (dont on ne cessera jamais de rappeler qu’il est réalisé par Henry Selick), et déclenchant parfois même de légers sursauts vite oubliés dans la folie comique qui se dégage du film. Après tout, on reste dans le domaine du tout public. Ce qui n’empêche pas Michael Keaton de se lâcher complètement dans ce rôle, où il apparait cartoonesque et doté d’une puissance humoristique digne de celle de son génie de père, malgré la différence des registres. Dans la même vague d’hystérie, Alec Baldwin et Geena Davis (qui ont sacrément vieillis !) campent avec plaisir le couple de revanchards, tandis que la toute mimi Winona Ryder était découverte par le public à l’époque.

Enfin, Beetlejuice est l’un de ces rares films où le spectateur est réellement emporté dans un monde hors du commun, où même le Royaume des Morts est plus joyeux que celui des Vivants, un univers déroutant mais jouissif. Le succès du film sera tel qu’il donnera lieu à une série animée, et même à quelques bandes dessinées. L’année dernière, la Warner Bros annonça la mise en chantier d’un second opus en Direct-to-DVD (comme pour Les Goonies et Gremlins, d’ailleurs), sans la présence de Michael Keaton. Cependant, le(s) projet(s) ne semblent pas donner de suite, on peut donc imaginer que cette mauvaise idée est tout simplement annulée. Et donc tant mieux !

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