Critique de film

Batman: Ashes to ashes

"Batman: Ashes to ashes"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Julien Mokrani, Samuel Bodin
  • Pays d'origine : France
  • Scénariste : Julien Mokrani, Samuel Bodin
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Prix du public au festival Mauvais genre 2008

1928. Poussés par des raisons aussi différentes qu'essentielles, Eddy, Charles et Sergio décident de cambrioler l'immense manoir qui domine la ville. Ils sont surpris par le majordome et l'entreprise dérape. Le sang coule. Nos trois assassins de fortune prennent la fuite, butin en poche. Durant trois semaines, des sanglots fantastiques déchirent les toits de la ville. Au coeur de la grande cité, bouffée par la violence et la prohibition, nos 3 gangsters débutants gravissent les échelons du crime. Mais dans les tenèbres de la mégalopole, une ombre vengeresse et meurtrière se met en chasse...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Batman : Ashes to ashes - Batman forever
Par : Damien Taymans


1928. Poussés par des raisons aussi différentes qu’essentielles, Eddy, Charles et Sergio décident de cambrioler l’immense manoir qui domine la ville, celui de Bruce Wayne. Durant leur larcin, ils sont surpris par Alfred, le majordome de Bruce et le tuent accidentellement. Les bandits s’emparent de leur butin et s’enfuient. Durant trois semaines, des sanglots lancinants déchirent le silence de la ville. Gotham, bouffée par la violence, voit les trois gangsters malheureux se gangréner doucement pour gravir un à un les échelons du crime. Dans les ténèbres de la mégalopole, une ombre épie leurs moindres faits et gestes…

Face à l’annulation d’un projet de court, Julien Mokrani et Samuel Bodin appliquent le principe de l’action-réaction en se lançant un peu inconsciemment dans le projet de ce Batman : Ashes to ashes, hommage généreux au panthéon de Gotham city implanté dans un délire visuel tout droit sorti de Sin City. En tout et pour tout, deux ans entièrement dévolus à cette création dont les frasques picturales sont tellement abouties que l’évocation même du budget fait tiquer le moindre cinéphage qui tangue entre deux explications quasi mitoyennes : miracle ou supercherie ?

Assurément un miracle. Ou plutôt un sacrifice temporel, physique et artistique de la part de ces fous furieux intégralement voués à leur dessein acadabrantesque empreint d’un perfectionnisme visuel que Frank Miller himself n’aurait pas renié. Mais, si l’on ne tarit pas d’éloges sur ses qualités formelles, force est d’avouer que l’intrigue, parfois obscure en raison de raccourcis expéditifs, remplit adéquatement son rôle. Plus noir encore que les versions Nolan, l’univers de Gotham en prend un sacré coup, s’enfonçant dans des dérives inimaginables. Son justicier ailé, transforme en vengeur insatiable, écume les ruelles sombres de sa cité pour assouvir son ténébreux appétit, faisant du même coup ressurgir le traumatisme inhérent à la personnalité duelle du personnage phare des comic books. Un parcours parsemé d’embûches qui permettra aux fans de redécouvrir toutes les figures charismatiques qui luttent d’ordinaire contre l’homme chauve-souris, cette faune apparaissant tantôt pleinement (le Joker) tantôt sous formes d’ombres (Catwoman notamment). Bien que l’affiche leur soit volée dans un premier temps par d’autres malfrats involontaires qui paieront cher leurs effronteries maladroites (la scène du viol, atroce de barbarie).

Plus qu’un simple hommage, Batman : Ashes to ashes est une véritable déclaration à l’univers de Gotham city prônant un retour aux sources millériennes du mythe. Concis et exhaustif, brillamment ténébreux, en un mot : essentiel.

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage