Critique de film

A Horrible Way to Die

"A Horrible Way to Die"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Serial-killer
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Adam Wingard
  • Pays d'origine : USA, Japon
  • Durée : 1H25
  • Scénariste : Simon Barrett
  • Musique : Dan Snow
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : AJ Bowen, Amy Seimetz, Joe Swanberg, Brandon Carroll, Lane Hughes, Melissa Boatright, Steven Buehler
  • Récompenses : Aucune

Sarah essaie de reprendre une vie normale après avoir dénoncé son ex-compagnon, Garrick Turrell, à la police . En effet, l'homme avec qui elle vivait n'était autre qu'un terrible tueur en série. Devenu tristement célèbre, Garrick Turrell est placé derrière les barreaux alors que Sarah doit faire face à l'horrible réalité, tout en essayant de résoudre ses problèmes avec l'alcool. Hélas, Garrick Turrell s'évade de prison et a manifestement l'intention d'aller rencontrer son ex-femme...

Les critiques à propos de ce film

Critique de A Horrible Way to Die - A boring movie to see
Par : Quentin Meignant




Auteur du très trash Home Sick en 2007, Adam Wingard voyait sa nouvelle création, A Horrible Way to Die, programmé au NIFFF 2011 dans le cadre des Films of the Third Kind. Troisième long-métrage du cinéaste, le film suit Sarah, une jeune femme alcoolique sur le chemin de la guérison. Elle essaie de reprendre une vie normale après avoir dénoncé son ex-compagnon, Garrick Turrell, à la police. Ce dernier était en effet un terrible serial killer qui sévissait pendant que Sarah errait dans les limbes de l’alcool. Alors que Garrick parvient à s’évader de prison, faisant au passage de nouvelles victimes, la jeune femme fait la rencontre de Kevin, un homme bien sous tout rapport.

A l’inverse de son Home Sick, qui regorgeait de séquences sanguinolentes, Adam Wingard décide d’aborder l’horreur de manière plus atypique avec A Horrible Way to Die. Rechignant à mettre en scène de simples scènes chocs, le cinéaste se borne en effet à s’attacher à la personnalité de chacun de ses personnages. Si, sous le couvert de l’originalité, le métrage recèle dès lors un caractère assez exceptionnel, c’est néanmoins rapidement l’ennui qui prédomine, Wingard ne parvenant jamais à se sortir du carcan qu’il s’est lui-même imposé.

Abusant de fondus transformant rapidement la bande en ensemble à peine lisible, A Horrible Way to Die irrite rapidement par une arythmie et, surtout, un manque de spectacle particulièrement impressionnants. Proche du « film d’auteur » au niveau de sa mise en scène, le métrage l’est aussi par son script qui transforme chaque scène en moment contemplatif. S’attelant à donner un aspect quasi documentaire à son œuvre, Wingard en oublie même qu’il est censé donner lieu à un film de serial killer et, dès lors, hormis un twist final plutôt surprenant, A Horrible Way to Die se traîne de bout en bout.

Ensemble ennuyeux au possible, A Horrible Way to Die est l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire en matière d’horreur. En abordant son intrigue de manière auteurisante et en multipliant les effets scéniques pédants, Adam Wingard livre une bande sans saveur qui a bien du mal à convaincre.


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