Critique de film

30 jours de nuit

"30 days of night"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Vampires
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : David Slade
  • Pays d'origine : USA, Nouvelle-Zélande
  • Durée : 1h45
  • Budget : 32 millions de dollars
  • Scénariste : Steve Niles, Stuart Beattie, Brian Nelson (scénario) / Steve Niles, Ben Templesmith (comic original)
  • Musique : Brian Reitzell
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  • Bande annonce
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  • Casting : Josh Hartnett, Melissa George, Danny Huston, Ben Foster, Mark Boone Junior, Mark Rendall, Amber Sainsbury, Manu Bennett
  • Récompenses : Aucune

Alaska, de nos jours. Au coeur de l'hiver, les habitants de la paisible ville de Barrow s'apprêtent à passer, comme tous les ans, un mois sans soleil. À la suite d'une série d'évènements étranges, Eben et Stella, les deux shérifs locaux, vont découvrir l'invraisemblable vérité. Un gang de vampires a investi la ville pour l'éradiquer de tous ses habitants. Eben, Stella et un petit groupe de survivants vont alors tenter de survivre jusqu'à l'aube...

Les critiques à propos de ce film

Critique de 30 jours de nuit - Effroi... et froid.
Par : Chroniqueurs


Par Frank Black

L’idée de transposer le mythe vampirique dans une contrée en proie à la nuit polaire offre un pitch intéressant. Déjà expérimentée dans le méconnu Tale of Vampires, l’idée originale est de Steve Niles et Ben Templesmith, les auteurs du comics horrifique dont est tiré le film. Dans leur volonté de respecter le matériau de base tout en s’adjugeant un large public, les producteurs ont décidé de confier la réalisation de 30 jours de nuit à David Slade, réalisateur auréolé d’une réputation flatteuse depuis la sortie de son film Hard Candy.

Dès les premières minutes, le film annonce clairement ses références, notamment The thing de John Carpenter. Comme dans son illustre modèle, une communauté isolée en milieu hostile est confrontée à une menace inconnue contre laquelle elle est désarmée. L’amateur de films de genre est en terrain connu. Et c’est bien là le problème .... Le film emprunte le sempiternel schéma menace/attaque/riposte, ne réservant aucune surprise pour une intrigue au potentiel pourtant fort intéressant. Loin de l’atmosphère paranoïaque du chef d’oeuvre de Carpenter, le rythme du film s’avère bancal, notamment à cause d’un problème flagrant (voire étonnant) de montage. La maîtrise du temps, primordiale pour développer une intrigue linéaire, fait ici défaut. A coups de coupes hasardeuses ou d’errances scénaristiques, le film vascille tant et si bien qu’on a l’impression qu’il se déroule en une seule nuit. J’en veux pour preuve le décompte des jours, passant du jour 1 au jour 8, puis au jour 17, pour finir au jour 30. Mais que se passe t-il entre ? Les vampires prennent-ils des jours de congé ? Comment s’organise la survie ? La situation des rares survivants semble ne pas évoluer pendant des jours. Le seul véritable indice chronologique étant l’apparition d’une barbe naissante sur le visage de Josh Hartnett. Dommage pour un film dont l’intérêt du scénario repose sur l’unité de temps ...

Cependant, 30 jours de nuit remplit honorablement son contrat. Grâce à certains artifices visuels et à quelques effets gore bien sentis, il garantit un certain plaisir au spectateur. Le traîtement des vampires n’y est pas étranger, représentés ici comme une horde sauvage infernale toute heureuse de profiter chaque année des conditions climatiques pour s’abreuver d’hectolitres de boisson rouge bien chaude. Leur bestialité n’a dégale que l’impuissance des habitants totalement désemparés face à cette menace aussi soudaine qu’inédite. Le massacre ne peut être éviter, et la caméra musclée de David Slade de nous délecter de certaines séquences particulièrement réussies, comme l’attaque massive des créatures de la nuit en plein centre ville où la découverte d’une petite fille littéralement assoiffée. Maladroit dans la mise en place et le traitement de son intrigue, David Slade se rattrape grâce à une mise en scène à l’efficacité indéniable. Jouant dès lors clairement la carte du survival spectaculaire, le réalisateur livre une série B d’honnête facture, suffisamment effrayante et sanglante pour satisfaire les amateurs du genre.

30 jours de nuit est un film efficace et effrayant, mais trop conventionnel et pas assez inventif pour renouveler le genre ou en repousser les limites. il n’en demeure pas moins une honnête production qui procurera aux amateurs de créatures aux dents longues de bonnes sensations. Un film à regarder au lit, pour trembler sous la couette !


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