Critique de film

13 fantômes

"Thir13en Ghosts"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Spectres, fantômes et esprits
  • Année de production : 2001
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Steve Beck
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h31
  • Budget : 20 millions de dollars
  • Scénariste : Neal Marshall Stevens, Richard D'Ovidio
  • Musique : John Frizzell
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Shannon Elizabeth, Tony Shalhoub, F. Murray Abraham, Matthew Lillard
  • Récompenses : aucune

Arthur Kriticos, un enseignant veuf, hérite du majestueux manoir de son oncle Cyrus. Il y emménage très vite avec ses deux enfants Kathy et Bob, leur nourrice et un médium. Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance d'habiter dans l'opulence d'une telle résidence. Mais la vie de pacha ne dure qu'un temps : d'étranges présences se font bientôt sentir dans les différentes pièces de la vaste demeure. Les nouveaux résidents croient rapidement à l'existence de fantômes.

Les critiques à propos de ce film

Critique de 13 fantômes - 13 fois… moins effrayant que les autres
Par : Damien Taymans


La firme Dark Castle présidée notamment par Joël Silver décide de dépoussiérer toute une série de films puisés dans l’œuvre de William Castle. Forts du succès qu’a reçu leur première adaptation (à savoir La maison de l’horreur), les producteurs ont porté leur choix sur 13 Ghosts, un classique des années 60, dont l’intrigue principale semblait propice à une adaptation modernisée. Malheureusement, Steve Beck, loin de se contenter de fournir un remake à action dépoussiérante, préfère transforme l’œuvre originale pour la remodeler à sa propre sauce. Mais, même lorsqu’il s’agit de saucer, n’est pas chef-coq qui veut…

Souhaitant redorer le blason de ces sempiternels films de maison hantée, Beck opte pour une intrigue nouvelle dans un lieu nouveau et original. Ainsi son choix se porte sur une maison de verre (apanage des bobos nouvelle génération) au sous-sol de laquelle les âmes de treize fantômes (anciens humains morts violemment et désireux de se venger) sont enfermées. Eloignée des habituelles masures au plancher grinçant, la prison de verre, si elle est sublime, n’inspire que trop peu l’effroi que suscite les veillies bâtisses victoriennes aux multiples toiles d’araignées. Et, placés dans un climat aseptisé par trop de modernité, le spectateur éprouve bien des difficultés à rentrer dans une torpeur générale.

De plus, le scénario souffre de nombreuses incohérences. Le clairvoyant Rafkin rentre par magie dans une maison hermétiquement fermée lors d’une phase de passage des cloisons ?? Les fantômes sont censés être morts violemment et attaquer les humains qui les approchent, mais alors, quid de l’Amoureuse flétrie qui ne veut de mal à personne et a juste été victime d’un terrible accident de voiture ?? Ces lacunes béantes se voient balayées de main de maître par un dénouement des plus indigeste, façon amerloque, lors d’une grandiloquente scène de sorcellerie libératrice. Peu soutenu dans son entreprise par une poignée d’acteurs qui cabotinent un max, le réalisateur doit composer avec les ânonnements de Shannon Elizabeth et un Matthew Lillard qui a bien du mal à extraire le moindre souffle de son personnage désincarné.

Seul attrait de l’oeuvre, les spectres qui hantent les soubassements de la demeure s’avèrent sinon effrayants au moins originaux. Mention spéciale pour la mère et son enfant obèse ou encore l’homme-tronc, personnages généralement délaissés au profit d’apparitions plus conventionnelles. Le réalisme des spectres obtenu grâce au travail intense du maquillage et des effets spéciaux parvient à grappiller un ultime point dans le classement des moins bons films de l’année…

Deux ans avant de réaliser Le Vaisseau de l’angoisse, Steve Beck a déjà connu le naufrage. Dans des profondeurs abyssales, 13 fantômes n’est pas loin de toucher le fond…

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