Critique de film

100 tears

"100 tears"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Marcus Koch
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h25
  • Budget : 75000 dollars
  • Scénariste : Joe Davison
  • Musique : Kristian Day
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Raine Brown, Joe Davison, Georgia Chris, Jack Amos, Jeff Dylan Graham, Kibwe Dorsey, Rod Grant, Norberto Santiago
  • Récompenses : Aucune

Un tueur psychopathe grimé en clown sème la terreur depuis plus de 20 ans dans une paisible petite ville américaine. Armé d'un gigantesque hachoir, il traque des victimes avec acharnement avant de les massacrer sans la moindre pitié. Qui est-il ? Quelles sont ses sanglantes motivations ? C'est pour répondre à ces questions que Jennifer et Mark, deux journalistes avides de sensations fortes, décident d'enquêter sur les agissements de ce maniaque. Alors que le nombre de meurtres ne cesse d'augmenter, leur enquête va les conduire au bout de l'horreur...

Les critiques à propos de ce film

Critique de 100 tears - Larmes de sang
Par : Damien Taymans




Deux journaleux has been décident de se pencher sur les serial killers pour retrouver un soupçon de célébrité. La chance leur sourit puisqu’ils apprennent qu’un cinglé vient de décimer tous les pensionnaires d’un centre de désintoxication. Une survivante du massacre leur apprend que le tueur sanguinaire n’est autre qu’un clown. Le meurtrier serait apparemment le tueur aux larmes qui compte à son palmarès de nombreuses têtes… tranchées.

L’Américain Marcus Koch est loin d’être un novice dans le cinéma de genre. Si ses précédentes réalisations (trois segments de la série gore Snuff Perversions et le délirant et décalé Rot) commencent à dater, celui-ci poursuit son parcours en tant que responsable des effets spéciaux avec, à son arc, The Toxic Avenger IV et autres Ghost Lake. Disposant d’un budget maigrelet de 75 000 dollars, Koch entend livrer un métrage hors-normes, loin des canons formatés sauce blockbusters de son pays d’origine (en même temps, sans blé, que faire d’autre ?).

100 tears, malgré son assassin clownesque, s’écarte radicalement des chemins empruntés par les Killjoy et autres Clownhouse pour s’inscrire plus précisément, au niveau de sa thématique, dans le viseur du parcours de John Wayne Gacy, véritable serial killer au tableau de chasse plus qu’impressionnant (une trentaine de victimes) lourdement puni par un tribut impayable (le record de 21 condamnations à perpétuité et 12 condamnations à mort). Si l’inspiration gacyenne est indéniable, Koch n’utilise ce modèle légendaire que pour ses frasques gores et emprunte plus volontiers le terrain du slasher classique en effaçant toute personnalité de son personnage central, l’érigeant en un bloc monolithique sans âme à l’instar des Michael Myers et autres Jason Vorhees. Légèrement plus cruel que ses prédécesseurs, le tueur aux larmes massacre à tout-va, faisant fi de toute morale (le meurtre de la fille en chaise roulante), cisaillant dans le tas, faisant sourdre au mieux l’hémoglobine des artères éclatées. Résultat : un empilement de barbaques en tous genres, un carnage innommable au gré de décapitations, démembrements, éventrations et autres joyeusetés salissantes, à l’image de la photo volontairement dégueulasse qui renforce la froideur et le sérieux d’une œuvre pourtant parfois décalée (le hachoir gigantesque du tueur, la course du nain).

Malgré quelques longueurs assez ennuyeuses (les journalistes aux logorrhées incontrôlables et leur enquête inintéressante), 100 tears s’impose par ses étalages de tripailles et son indéfectible fidélité aux slashers. Loin des variations bisseuses monotones sur le tombeau de Tobe Hooper (comment ça, il n’est pas mort ?) et des biographies hasardeuses, le métrage de Koch à défaut d’être original nourrit autant le dévot du genre que le néophyte en quête de sensations fortes.

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