Critique de film

1 (One)

"1 (One)"
affiche du film
  • Genre : Thriller
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Pater Sparrow
  • Pays d'origine : Hongrie
  • Durée : 1h31
  • Scénariste : Judit Góczán, Béla Hamvas, Stanislaw Lem, Pater Sparrow, Pál Závada
  • Musique : Dom, Spaso, Dávid Szesztay
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  • Bande annonce
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  • Casting : Zoltán Mucsi, Laszlo Sinko, Pál Mácsai, Vica Kerekes
  • Récompenses : Meilleur acteur (Zoltán Mucsi) et meilleur réalisateur au Festival de Fantasporto 2010
    Meilleur long-métrage au Granada International Festival of Young Filmmakers 2009
    Meilleur design aux Hungarian Film Critics Awards 2010
    Meilleur photographie, meilleur montage, meilleurs effets visuels, meilleure production et prix du jury étudiant à l'Hungarian Film Week 2010
    Meilleur réalisateur à la Málaga International Week of Fantastic Cinema 2010

Au XXIe siècle, quelque part en Europe de l’Est. Une librairie célèbre pour ses ouvrages rares se retrouve mystérieusement et intégralement remplie de copies d’un livre intitulé 1 qui ne semble avoir ni éditeur, ni auteur. Cet étrange almanach décrit ce qui arrive à l’humanité toute entière en l’espace d’une minute. Une enquête de police démarre et le personnel de la librairie est mis au secret par le bureau de recherches paranormales (RDI Reality Defense Institute). Alors que l’investigation avance, le cas devient de plus en plus complexe et le livre de plus en plus célèbre, déclenchant des polémiques multiples.

Les critiques à propos de ce film

Critique de 1 - Non-sens hypnotique
Par : Quentin Meignant




Présenté en compétitions Méliès et 7ème Parallèle lors du BIFFF 2010, 1, le film du hongrois Pater Sparrow, n’aura finalement rien remporté mais aura eu le mérite d’interpeller l’assistance bruxellois par un traitement tout particulier. Habitué à livrer des œuvres incomprises, voire parfois incompréhensibles, le cinéaste n’en est en effet pas à son coup d’essai puisque, avec ses courts Recycled/Pro-Reo-Neo et T ?ick, il avait déjà chamboulé les foules en livrant des ensembles auteurisants pas facilement abordables. L’action de 1 prend place quelque part en Europe de l’Est au cours du XXIème siècle où une librairie célèbre pour ses ouvrages rares se retrouve mystérieusement et intégralement remplie de copies d’un livre intitulé 1 qui ne semble avoir ni éditeur, ni auteur. Cet étrange almanach décrit ce qui arrive à l’humanité toute entière en l’espace d’une minute. Une enquête de police démarre et le personnel de la librairie est mis au secret par le bureau de recherches paranormales (RDI Reality Defense Institute). Alors que l’investigation avance, le cas devient de plus en plus complexe et le livre de plus en plus célèbre, déclenchant des polémiques multiples.

Surréaliste dès son entame, 1 est le type même du véritable ovni cinématographique qui a pour seule justification la vision de l’auteur sur tel ou tel sujet. Dans ce cas, le métrage de Pater Sparrow s’intéresse au non-sens de la vie dans ce qu’il a de plus troublant, sans autre forme de procès et sans explication tangible. C’est d’ailleurs sous le couvert du non-sens scénaristique que le cinéaste propose son œuvre, tant celle-ci, auteurisante à souhait, ne semble mener nulle part, tout en engendrant une véritable réflexion.

Ultra-complexe et très dense, le script se résume pourtant à fort peu de chose : un mystère insoluble qui, petit à petit, fait plonger les différents protagonistes dans la folie la plus totale. Cela suffit néanmoins à Sparrow à mettre en image une œuvre visuellement complète et totalement hypnotique qui connaît son apogée dans son dernier quart, perdant le spectateur dans les méandres du surréalisme. Jouant sur une palette de couleurs et une luminosité marquante, le réal instille à 1 un caractère quasi-crépusculaire doublé d’une certaine irrévérence filmique qui fait de l’ensemble un produit unique.

Incompréhensible pour beaucoup, 1 est une réalisation difficilement cernable qui flirte constamment avec l’ennui sans jamais tomber dans son piège. Hypnotique à souhait, cette bande surréaliste et auteurisante s’avère être un véritable ovni au (non-)sens particulièrement bien caché. Si le but de Sparrow était d’interpeller ses spectateurs, la mission est accomplie avec brio.

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