Critique de film

009 Re: Cyborg 3D

"009 Re: Cyborg 3D"
affiche du film
  • Genre : Animation - Science-fiction
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h43
  • Musique : Kenji Kawai
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Alors que le Monde est en proie à de nombreux attentats commandé par le mystérieux "Sa Voix" qui s'insinue dans l'esprit de fous homicides, neuf cyborgs venus des quatre coins de la planète se réunissent pour sauver l'humanité.

Les critiques à propos de ce film

Critique de 009 Re : Cyborg 3D - Anti-Avengers
Par : Quentin Meignant


Franchise historique dans le domaine du manga, Cyborg 009 n’avait plus fait les choux gras des producteurs d’animes depuis très longtemps. Pourtant, l’œuvre de Shôtarô Ishinomori, élève du grand Osamu Tezuka, datant des 60’s compte encore pas mal de fans. Dès lors, l’effort des Productions IG, 009 Re : Cyborg 3D était particulièrement attendue, tel la renaissance d’une licence oubliée. L’action du film de Kenji Kamiyama, créateur remarqué de Blood : The Last Vampire, prend place dans un monde secoué par des attentats contre les gratte-ciels. Les terroristes obéissent à « Sa Voix » qui veut donner un nouveau départ à l’humanité. Dernière chance de celle-ci, neuf cyborgs sont réunis pour faire face à une menace aussi terrible qu’invisible.

Sur base d’un pitch qui avait tout pour donner lieu à une transposition des Avengers en animé, Kenji Kamiyama procède comme l’avait fait Joss Whedon en son temps par une longue phase d’exposition nous présentant les personnages mis en présence. Malheureusement pour lui, l’ensemble souffre déjà d’énormes lenteurs et le manque d’empathie provoqué par une caractérisation bien mièvre se fait déjà sentir.

L’aventure laisse donc déjà de côté la part de sympathie qu l’on aurait pu lui prêter et, malgré un relief tout à fait potable, Kamiyama met en scène platement la suite des événements. Sans beaucoup jouer avec la 3D, le cinéaste s’échine simplement à boucler une histoire pourtant visuellement convaincante avec, notamment quelques séquences de combat assez bluffantes. Le final, qui se veut spirituel, est aussi lourd que les quelques scènes surlignant maladroitement les attentats du 11 septembre et autres catastrophes bien réelles qui n’avaient pas leur place ici.

La maladresse est donc sans aucun doute le défaut majeur de 009 Re : Cyborg qui ne parvient que très rarement à captiver. Trop long pour ce qu’il a à raconter, le métrage sombre au cours d’un final bavard et inutile.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage