Critique de film

Underwater Love

"Onna no kappa"
affiche du film
  • Genre : Softcore, Fantastique - Monstres
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Shinji Imaoka
  • Pays d'origine : Japon
  • Budget : Environ 100.000 Dollars
  • Scénariste : Tom Mes, Shinji Imaoka, Fumio Moriya
  • Musique : Tilo Busch
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Mutsuo Yoshioka, Emi Nishimura, Sawa Masaki,...
  • Récompenses :

Underwater Love suit Asuka, une trentenaire travaillant pour Taki, son fiancé de patron, dans une usine à poissons. Un jour, en se promenant le long du lax situé près de l’usine, elle aperçoit son premier kappa, une créature mythologique japonaise à l’aspect humain doté d’un bec et d’écailles. Elle se rend vite compte que ce kappa n’est autre qu’Aoki, l’un de ses amis d’école qui s’est noyé quand il avait 17 ans. Cachant l’existence de cette créature à ses proches, elle se doit de prendre des décisions quant à son avenir.

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Underwater love - Tortue porn
Par : Damien Taymans






Un jour, Asuka trouve un poisson vivant dans une des bassines de l’entreprise poissonnière dans laquelle elle bosse. N’écoutant que son grand cœur, la jeune fille va rejeter la bête dans la rivière et y fait la rencontre d’un kappa, créature sous-marine du folklore japonais qui se nourrit uniquement de concombres. Le monstre intrigue Asuka, d’autant qu’il ressemble étrangement à Aoki, un de ses camarades de classe qui s’est autrefois noyé...

Membre émérite du Seven Lucky Gods of Pink, collectif de créateurs de pinku, Imaoka Shinji échafaude l’un des premiers pinkus musicaux avec Underwater love, filmé intégralement en one-shot sur une durée de cinq jours. La poésie imprimée à la bande par la photographie de Christopher Doyle (Paranoid park, Ondine, Lady in the water) s’efface lentement au profit d’un conte absurdo-musical où kappas et humains se dandinent sur une bande originale très rock signée du tandem franco-allemand Stereo Total.

Cette fable zoophile à tendance érotique (pas une touffe ne dépasse, conformément à la sagesse des pinkus) se distingue uniquement par une scène de sexe assez cocasse que pour marquer durablement les spectateurs. Le reste se dégrade au fur et à mesure : les chorégraphies très Dancer in the dark dans l’esprit de la scène d’ouverture (les employés de l’usine s’activent sur les tempos additionnés par les ronronnements des machines) tendent à ressembler au final à de vagues saynètes désarticulées de kermesses scolaires. L’intrigue, quant à elle, ne s’émancipe du traditionnel triangle amoureux maudit propre aux comédies romantiques taillées pour Hugh Grant que lors des interventions de la tribu des tortues géantes, dominées par un doyen tributaire de la perle anale, objet mythique permettant à un humain d’acquérir un considérable prolongement de sa ligne de vie.

Malgré un mélange de musique et d’érotisme des plus loufoque, Underwater love est tout juste bon pour se situer dans les anales (deux N, vous êtes sûr ?) de la tribu kappa et de quelques admirateurs hardcore de créations bandonéo-déviantes. Pour les autres, le film relèvera à peine de l’anecdote...


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