Critique de film

Organizm

"Living hell"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Richard Jefferies
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Budget : 4,5 millions de dollars
  • Scénariste : Richard Jefferies
  • Musique : Terence Jay
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Johnathon Schaech, Erica Leerhsen, James McDaniel, Jason Wiles, Terence Jay, Charissa Allen
  • Récompenses : Aucune

Une arme biologique enterrée depuis la guerre froide refait surface après quarante années de sommeil...

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Organizm - Blob arborescent
Par : Damien Taymans


Le jeune Frank est resté perturbé par une expérience enfantine qu’il ne parvient pas à effacer de sa mémoire. Il faut dire que voir sa mère lui répéter incessamment de faire attention à ne jamais déterrer une menace mortelle planquée sous un fort militaire, juste avant que celle-ci ne flingue son mari et ne se donne la mort, ça ne forge pas des souvenirs du meilleur acabit. Pourtant, le jeune Frank s’est quelque peu affranchi de ce traumatisme et occupe même une profession honorable de professeur de biologie. Sauf que les souvenirs de cette nuit atroce refont surface lorsque Frank découvre que le fort sur lequel est construit le tombeau de la menace va bientôt être rasé…

Dernier film de la trilogie horrifique produite par DarkLot Entertainment qui comprend également Buried Alive de Bob The Rage Kurtzman et le très moyen Undead or alive de Glasgow Philips, Organizm (aka Living hell en anglais dans le texte) est à l’instar de ses deux frères filmiques un produit DTV en bonne et due forme destiné à être présenté en prémisses sur la Sci-Fi Channel. Que peut-on raisonnablement attendre d’une production quasi télévisuelle émanant de l’oublié Richard Jefferies dont la précédente réalisation (médiocre de surcroît) date de plus de quinze ans ? Rien. Et ce sont précisément ces aprioris péremptoires qui permettent à l’œuvre de surprendre en proposant un spectacle chiadé et convenu mais véritablement fun.

Replongeant ses racines dans les flicks des années 50, Organizm présente toutes les conventions inévitables de ce genre de productions : un scientifique trentenaire, une armée de soldats sans jugeote et une menace monstrueuse annonciatrice d’une apocalypse à venir. Habilement, Jefferies (réalisateur et scénariste pour le coup) évite soigneusement les écueils de ce genre d’entreprise en ne tombant jamais dans la nostalgie cinématographique ni dans l’hommage flagorneur à l’encontre de ces classiques science-fictionnels qui envahissaient les écrans d’après-guerre.

Bien plus qu’une reprise conventionnelle des flicks où des créatures extraterrestres dévastent une jolie région quasi désertique, Organizm est un putain de funny movie qui compense les trous béants de son synopsis clichesque par une vivacité de tous les instants. Dix minutes suffiront à lancer le métrage sur les roulettes horrifiques, après quoi tout ne sera plus qu’un joyeux bordel à la cadence incontrôlable fait de courses-poursuites, de luttes vaines et de stratégies militaires absconses pour contrer un organisme qui prend de plus en plus d’ampleur et compte bien envahir l’ensemble de la planète. Ce sentiment d’urgence extrêmement travaillé permet de passer outre les incohérences scénaristiques (qui sont légion) et les approximations de seconds rôles peu inspirés (contrairement à Jonathon Schaech et Erica Leerhsen qui s’en donnent à cœur joie).

Bâti sur un scénar simpliste et convenu, Organizm contrebalance son manque d’originalité par le truchement d’une exécution rythmiquement parfaite. La menace a beau ne pas être menaçante (des racines noirâtres, on a vu mieux), les moments d’effroi ne pas être effrayants, on prend tout de même pas mal de plaisir devant cette série B sans prétentions.


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