Critique de film

Epouvante sur New York

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affiche du film
  • Genre : Horreur - Monstres
  • Année de production : 1982
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Larry Cohen
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h33
  • Budget : 1,2 millions de dollars
  • Scénariste : Larry Cohen
  • Musique : Robert O. Ragland
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : David Carradine, Michael Moriarty, Richard Roundtree et Candy Clark
  • Récompenses : Aucune

A Manhattan règne la panique, causée par d'étranges autant qu'atroces morts. Les policiers chargés de l'enquête, Shepard et Powell découvrent que selon un rite aztèque, la peau et le cÅ

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Epouvante sur New-York - La vengeance du serpent à plumes
Par : Damien Taymans




Après avoir réalisé son subversif Meurtres sous contrôles et le deuxième volet de sa trilogie des enfants-monstres avec It lives again, Larry Cohen effectue une véritable traversée du désert cinématographique. La comédie Full Moon High surfant sur la vague du Loup-garou du campus ne le satisfait pas complètement et le projet de J’aurais ta peau tombe à l’eau. Pour contrecarrer les échecs qui s’entassent, Cohen décide de reprendre les choses en main avec la ferme volonté de tourner dans n’importe quelles conditions.

Epouvante sur New-York est l’occasion de faire un film à peu de frais avec le soutien de Samuel Z. Arkoff, producteur habitué au cinéma de genre (Amityville, L’abominable Docteur Phibes). Pourtant, le sujet choisi par Cohen n’est pas des plus simples puisqu’il traite d’un monstre volant qui terrorise la bonne vieille Big Apple en bouffant à l’envolée des Américains lambda. Mais, Cohen n’est pas né de la dernière pluie et, par le biais de louvoiements, le cinéaste parvient à créer un vrai film de monstre sans pour autant vider les caisses de la compagnie…

Contrairement aux films de monstres traditionnels, Epouvante sur New-York ne se borne pas à montrer sous tous les angles sa bête gigantesque pour colmater les brèches d’un scénar trop peu passionnant. Le réalisateur doit justement équilibrer ces apparitions afin de ne pas exploser les moyens rachitiques qu’on met à sa disposition. Dès lors, le filou décide e déployer son intrigue en trois sous-intrigues qui, si elles évoluent indépendamment durant la première partie du métrage, finissent par se recouper pour s’auto-légitimer de la plus belle des manières. A côté du monstre ailé baptisé Quetzalcoalt, analogie de la divinité mexicaine qui réclamait maints sacrifices, subsistent deux trames n’entretenant en apparence aucun lien avec les méfaits de la créature. Quinn, braqueur du dimanche, s’échappe afin de ne pas être appréhendé par la police après un hold-up à l’issue défavorable et, à force de s’élever dans les airs, le bougre découvre le nid du redoutable oiseau. Parallèlement, la police tente difficilement de mettre la main sur un tueur sanguinaire qui s’amuse à écorcher des victimes consentantes en vue de sacrifices pour une divinité obscure.

Ruse adroite que celle utilisée par Cohen pour ne pas trop mettre en exergue sa créature en pâte à chou qui rendrait le métrage ridicule. Dès lors, le métrage aborde de front trois intrigues différentes qui engluent rapidement le spectateur en lui proposant une foule de situations incohérentes qui ne trouveront leur point d’appui que lors de la deuxième partie de l’œuvre. En attendant, il devra se sustenter des brèves scènes jouissives (la pluie de sang, le laveur de vitres décapité, les écorchements, …) et de la prestation étonnante de Michael Moriarty qui signe une prestation cinq étoiles dans la peau de cette petite frappe maladroite, sorte de Stallone incarné par Pierre Richard.

Epouvante sur New-York reste endommagé par les prises de risque du réalisateur qui, à trop s’éparpiller, livre une œuvre parfois incompréhensible, et par le ridicule des effets spéciaux utilisés. Il n’en reste pas moins qu’on passe un agréable moment en compagnie de ce Quinn à l’initiale identique de celle du monstre et qu’on apprécie le tonus de l’œuvre et l’humour décapant de son réalisateur.

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