Critique de film

Epic: La Bataille du Royaume Secret

"Epic"
affiche du film
  • Genre : Animation
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Epic : la bataille du royaume secret suit les aventures d’une adolescente dans une forêt peuplée d’êtres minuscules.

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Epic : La Bataille du Royaume secret - Chérie, j’ai rétréci Avatar !!!
Par : Damien Taymans


Pixar tenait déjà son analyse au microscope de l’infiniment petit avec 1001 pattes, Blue Sky, le studio concurrent, s’immisce logiquement dans la faille en produisant une expédition auprès des sociétés lilliputiennes qui peuplent nos jardins. Dans cette fresque "épique" mélangeant Chérie, j’ai rétréci les gosses (nonobstant l’incroyable trombine de Rick Moranis remplacée par un doux dingue obsédé par le règne du minuscule), Microcosmos (pour le détail affolant d’une nature aussi magnifique que lugubre) et Avatar (pour le côté chevaleresque et les courses à dos d’oiseau), un nouveau Gulliver est projeté, par magie, dans le domaine des Lilliputiens et tente d’appréhender le monde du minuscule, destiné à n’être que fouler par les "grands pieds" du monde des humains. C’est dans cet univers, dépeint comme morose, que prend place l’intrigue avant que l’héroïne ne plonge au cœur de l’aventure en compagnie d’hommes-feuilles, serviteurs de la Reine de la forêt fraichement décédée.

Dès lors s’amorce une bataille qui s’annonce dantesque entre les gardiens de la forêt tout de vert vêtus et la gangrène de la Nature, ces êtres noirâtres difformes qui ambitionnent de transformer chaque coin de verdure en floraison en cimetière flétri et desséché. Comment cohabitent ces peuplades ? Quelles implications ont leur existence sur les altérations de Dame Nature ? Le récit effleure à peine les fondements de cette confrontation pour, paradoxalement, en faire le nœud principal de son intrigue. Expurgé de toute puissance métaphorique, Epic est avant tout un divertissement au rythme enlevé qui multiplie les aventures, entraîne ses personnages dans une initiation à vitesse v-v’ et réclame de ces derniers qu’ils se cantonnent à n’être que de vagues petites marionnettes agitées pour séduire l’enfant. Le choix est d’autant plus étonnant et navrant qu’Epic possède des séquences visuellement éblouissantes (la première phase d’attaque du peuple de la pourriture, la course-poursuite en deux temporalités dans la maison du père) et une galerie de freaks assez étonnante (un cabot à trois pattes, des sidekicks gluants balourds, des méchants animés par les ténèbres).

Reste un spectacle divertissant, rarement prodigieux mais souvent sympathique, qui, s’appuyant sur le livre de William Joyce, caresse de temps à autre le projet d’être plus qu’un film pour enfants et s’illustre même par sa volonté de ne pas céder à certaines facilités (l’exposition pure est inexistante). Le résultat s’avère intéressant et laisse présager qu’à l’image d’Arthur et ses saletés de Minimoys, la néo-exploratrice MK replongera sous peu dans les feuillages pour y retrouver ses nouveaux compagnons. Blue Sky tient peut-être là sa nouvelle franchise après celle de L’âge de glace...


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage