Critique de film

Le Monde de Dory

"Finding Dory"
affiche du film

Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?

Les critiques à propos de ce film

Critique Le Monde de Dory - La mémoire de l’eau
Par : Samuel Tubez


Après avoir carrément volé la vedette à Nemo et son papa Marin dans le premier film, Dory, le poisson-chirurgien bleu atteint de troubles de la mémoire immédiate, part à son tour à la recherche de ses parents dans cette suite prenant place juste un an après les événements du Monde de Nemo.

C’est ainsi que l’on découvre la jeunesse de la petite Dory, déjà à la recherche de ses parents lorsqu’elle rencontre ses futurs acolytes Nemo et Marin. Les mésaventures de ces derniers l’ayant distraite, elle s’en rappelle et part seule, s’éloignant ainsi des deux poissons-clowns pour se retrouver dans un Institut de Biologie Marine où elle fera équipe avec Hank, un poulpe expert en camouflage et en escapade, Bailey, un béluga qui ne sait plus comment faire fonctionner son sonar et Destinée, un requin-baleine myope. Bien sûr, de leur côté, Nemo et Marin partent à la poursuite de Dory, s’exposant eux-aussi à bien des dangers…

Des dangers tous relatifs puisque le ton est surtout à l’humour, l’inventivité et l’action. Petits ou grands, on ne s’ennuie pas une seconde devant cette aventure qui a la bonne idée de nous sortir très régulièrement de l’eau (le final est à ce titre exceptionnel), ce qui nous vaut un bon paquet de scènes loufoques. La créativité des têtes pensantes de chez Pixar (ici Andrew Stanton mais aussi Bob Peterson) fait une fois de plus des merveilles et élève cette suite à un niveau supérieur par rapport à son prédécesseur. Techniquement d’abord, avec un rendu bien plus impressionnant qu’en 2003, mais aussi grâce à un foisonnement d’idées et de gags mis en scène de façon bien plus soutenue. Dory s’avère également être un personnage bien moins lisse que Nemo et son papa. Tour à tour irrésistiblement drôle et très touchante, son parcours prolonge admirablement les thématiques présentes dans le premier film tout en les renforçant de manière significative. L’épanouissement par la confiance en soi et l’indépendance, toujours sur un fond de fable écolo, voilà le programme thématique du Monde de Dory qui a le bon goût de ne jamais chausser ses gros sabots pour appuyer cette richesse bien présente en second plan. Tout cela est fait avec suffisamment de finesse et de sensibilité pour séduire une fois de plus les grands tout en amusant en même temps les petits.

Sans être inoubliables, les aventures de Dory s’avèrent suffisamment marquantes et trépidantes pour nous faire passer un excellent moment de cinéma en famille (ou seul, ça passe aussi très bien). Drôle, coloré, inventif et intelligent (même si plus léger que le formidable Vice-versa), le divertissement est à la hauteur et rendra petits et grands heureux comme des poissons dans l’eau.


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