Critique de film

G.I. Joe, le Réveil du Cobra

"G.I. Joe, Rise of Cobra"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Action
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stephen Sommers
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h58
  • Budget : 170 millions de Dollars
  • Scénariste : Stuart Beattie, David Elliot, Paul Lovett, Michael Gordon, Stephen Sommers
  • Musique : Alan Silvestri
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Dennis Quaid, Sienna Miller, Joseph Gordon-Levitt, Ray Park, Byung-hun Lee, Saïd Taghmaoui, Channing Tatum, Rachel Nichols,...
  • Récompenses :

Du désert égyptien aux profondeurs de la calotte glacière, l'équipe d'élite G.I. Joe (un acronyme pour Global Integrated Joint Operating Entity), forte d'un équipement militaire et de techniques d'espionnage futuristes, affronte le trafiquant d'armes Destro et lutte contre la mystérieuse organisation Cobra qui menacent de plonger le monde dans le chaos.

Les critiques à propos de ce film

Critique G.I. Joe, le Réveil du Cobra - Ca a bien changé la guerre !
Par : Quentin Meignant


Projet pharaonique initié dans la foulée de l’adaptation des jouets Transformers, G.I. Joe, le Réveil du Cobra comptait, avant même sa sortie, sur l’appui de millions de fans à travers le monde, fans dont l’enfance a été bercée par les gammes ludiques créées par Hasbro. Depuis 1963, la firme a en effet trouvé la parade à la poupée Barbie en proposant aux jeunes enfants des figurines représentant des soldats. Tour à tour aventuriers puis espions, les G.I. Joe ont su s’adapter aux exigences d’un marché en constante évolution, les consommateurs succombant bien souvent à des effets de mode. C’est d’ailleurs le cas de cette adaptation cinématographique, empruntant les chemins de traverse de Transformers pour s’ériger en blockbuster estival à succès. Avec un Stephen Sommers roué aux exigences d’un tel exercice, G.I. Joe, le Réveil du Cobra ne pouvait que percer au box-office, d’autant que le scénario, à mi-chemin entre film d’espionnage (et ses gadgets) et actioner SF, se voulait extrêmement vendeur. Ripcord et Duke sont deux soldats d’élite qui, en défendant des ogives révolutionnaires, font connaissance avec une armée secrète, la Global Integrated Joint Operating Entity (G.I. Joe). Ils font équipe pour lutter contre le trafiquant d’armes Destro et la mystérieuse organisation Cobra qui menacent de plonger le monde dans le chaos.

Ceux qui entrevoyaient en G.I. Joe, le Réveil du Cobra une œuvre profonde au scénario machiavélique en sont pour leurs frais dès les premiers instants. En effet, tandis que la séquence d’entame met au jour les brillants gadgets mis sur pieds par Hasbro (et habilement repris par Sommers), la suite des événements lance d’emblée LE blockbuster estival de l’année. Combats aériens, bombardements, combats en tous genre, G.I. Joe, le Réveil du Cobra plonge immédiatement dans une brêche qui ne se refermera que deux heures plus tard : celle du spectacle à tout prix.

Rythmé au possible, l’ensemble s’offre alors avec une légèreté déconcertante. Pas profond pour un sous, le scénario fait la part belle aux scènes de combat, mettant toujours en valeurs les splendides effets spéciaux d’une équipe jamais en manque d’imagination quand il s’agit d’exploser les impeccables décors mis en valeur pas l’habile caméra de Sommers. Car, si G.I. Joe demeure une énorme déception au point de vue scénaristique, le métrage s’avère être techniquement parfait. Toujours plus fort, toujours plus hargneux, l’aspect visuel ne souffre que d’un seul défaut : celui d’être grand public. En effet, au vu de l’impressionnante chorégraphie des combats et du nombre de morts présents sur la bande, Paramount aurait dû choisir de décliner l’action de son œuvre de manière plus réaliste, laissant gicler le sang à tout va, à l’image d’un 300 bien plus honnête de ce point de vue. D’ailleurs cette tare, plutôt dérangeante pour une telle œuvre (que beaucoup espéraient plus jusqu’auboutiste), est encore renforcée par l’humour lourdingue de personnages franchement transparents, par ailleurs incarnés par des comédiens bien peu inspirés. Entre une Sienna Miller, sexy mais pas vraiment à sa place, un Marlon Wayans, cabotin comme à son habitude, et Channing Tatum, pas assez charismatique, G.I. Joe souffre d’une légèreté bien trop prégnante.

Insouciant au point d’en être naïf, G.I. Joe, le Réveil du Cobra déçoit mais parvient à maintenir un certain intérêt grâce à un rythme débridé. Actioner SF décérébré, le métrage de Sommers est un spectacle total qui fera certainement plaisir aux fans d’une franchise qui risque de se décliner encore et encore dans les années à venir. Pour le meilleur… et pour le pire.


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