Critique de film

20th Century Boys - Chapitre 3 : Reprenons notre symbole

"20-seiki shônen: Saishû-shô - Bokura no hata"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Yukihiko Tsutsumi
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 2h36
  • Scénariste : Takashi Nagasaki, Naoki Urasawa
  • Musique : Ryomei Shirai
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  • Bande annonce
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  • Casting : Teruyuki Kagawa, Etsushi Toyokawa, Takako Tokiwa, Aira Taira,...
  • Récompenses : Meilleure jeune actrice (Airi Taira) aux Awards of the Japanese Academy 2010

2017. Ami est devenu Président du Monde et dirige l’humanité toute entière. Après qu’un virus meurtrier ait ravagé Tokyo, la ville est isolée du reste du monde par des fortifications et une surveillance étroite. Jusqu’au jour où Ami déclare que l’humanité est menacée par des extra-terrestres. Seuls ceux qui croient en lui seront sauvés.

Les critiques à propos de ce film

Critique 20th Century Boys : Chapitre 3 - Notre Drapeau - Rédemption de Tsutsumi
Par : Quentin Meignant






Alors qu’en 2009, les organisateurs du BIFFF avaient programmé le premier opus de l’ambitieuse trilogie 20th Century Boys, tirée du manga culte de Naoki Urasawa, la 28ème édition du festival bruxellois voyait émerger de son programme les deuxième et troisième volets du réalisateur nippon Yukihiko Tsutsumi. Le troisième opus, intitulé 20th Century Boys : Chapitre 3 – Notre Drapeau prend place en l’an 2017, Ami a finalement gagné la domination du monde. Après un événement qui a vu presque toute la population mondiale anéantie par un virus inconnu, Ami a ordonné que Tokyo soit placé en quarantaine et que la ville soit entourée par des murs massifs. Il prédit aussi la fin de l’humanité d’une invasion extra-terrestre qui aura lieu à midi, le 12 août. En dehors de Tokyo, un homme hagard fait son chemin à la frontière lourdement gardée de Tokyo. Cet homme n’est autre que Kenji, celui qu’on croit mort depuis la veille de l’an 2000.

Après un 20th Century Boys : Chapitre 2 – Le Dernier Espoir assez décevant car incapable de laisser transparaître la richesse de l’univers originale de Naoki Urasawa, il était du devoir de Tsutsumi de remettre l’église au milieu du village… ou plutôt le virus au milieu de Tokyo. Pour ce faire, et au vu du nombre d’événements à énumérer dans ce troisième et dernier opus, le cinéaste procède avec beaucoup plus de méthode. En effet, alors qu’il avait mené le second volet au pas de charge, il s’attache ici à détailler en profondeurs les multiples intrications entre les trois opus.

Dès lors, 20th Century Boys : Chapitre 3 – Notre Drapeau est bien plus riche que ses prédécesseurs au niveau des flash-backs, mais aussi, et surtout, au niveau émotionnel, les différentes intrigues développées tout au long de la trilogie trouvant ici un dénouement idéal. Plus fidèle et plus complet, le récit mis en place par Tsutsumi, dû avant tout à l’excellent travail d’adaptation de Yasushi Fukuda, fait donc avant tout la part belle aux dialogues et, comme à son habitude, à l’excellent jeu de scène de la jeune Airi Taira, plus importante que jamais dans son rôle de Kanna Endô. S’il est dès lors certain que l’action pur jus s’en ressent, Tsutsumi procède tout de même à une accélération dans la seconde partie du film, donnant lieu à quelques scènes d’anthologie. Développant des effets spéciaux d’une très bonnes qualité, le métrage verse même dans le gore lors d’une séquence particulièrement percutante.

Si Tsutsumi avait, dans le passé, pêche par précipitation, il offre, avec ce troisième opus, une conclusion idéale à une trilogie extrêmement attachante. 20th Century Boys : Chapitre 3 – Notre Drapeau constitue sans aucun doute le sommet de celle-ci, alliant avec brio une douce lenteur poétique à un final ébouriffant.


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