Critique de film

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La Créature est parmi nous

"The Creature Walks Among Us"
affiche du film

Encore une fois, la créature est capturée par les scientifiques, cette fois après son évasion en Floride. Pendant la capture, la créature est grièvement brûlée. Le docteur Barton s’aperçoit qu'il peut sauver le monstre en lui retirant les ouïes, ce qui aura pour effet de débloquer son appareil respiratoire et lui donner la capacité de respirer à l'air libre. De plus, lors de l'opération, le savant remarque que sous les écailles brûlées, on peut voir de la peau humaine.

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Trailer - La créature est parmi nous (1956)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La créature est parmi nous - La créature 3... mais sans la 3D
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : Monstres

Le succès rencontré par L’étrange créature du lac noir en 1954 se devait de générer des suites et la Universal ne se fit pas prier pour livrer de nouvelles aventures à sa Créature (dite familièrement « Gill Man ») en sortant rapidement une Revanche de la créature toujours filmée en 3-D. En dépit d’une réception plutôt tiède de la critique cette décevante séquelle n’empêcha pas la mise en chantier d’un ultime épisode, La créature est parmi nous. Cette fois, réduction budgétaire oblige, le gimmick de la troisième dimension se voit abandonné et c’est donc en plat (très plat, diraient les mauvaises langues) que débarque le métrage en 1956.

L’intrigue débute par une nouvelle expédition scientifique décidée à capturer notre cher Gill Man occupé à folâtrer dans son lagon. Nous trouvons donc le savant William Barton, le généticien Thomas Morgan, les biologistes Borg et Johnson et l’inévitable chasseur professionnel en quête d’un nouveau gibier de choix, Jed Grant. Evidemment l’équipe ne serait pas complète sans l’épouse de Barton, une blonde charmante et forcément intellectuellement limitée prénommée Marcia, laquelle passe une bonne partie du métrage à jouer les potiches en maillot de bain. Bref, tout ce petit monde part à la chasse à la créature et finit par la capturer. Mais au cours de l’opération le monstre est accidentellement brûlé, ce qui oblige les scientifiques à une périlleuse opération. En effet, privé de ses branchies (détruites par le feu), le Gill Man étouffe… Heureusement, il possède des poumons primitifs et Barton va s’employer à les activer afin d’adapter de force notre créature à un environnement terrestre. De mutations en mutations notre gracieuse créature aquatique devient donc une sorte de colosse plutôt moche qui évoque d’ailleurs le catcheur Tor Johnson, vu dans les films d’Ed Wood. Le reste du métrage suit davantage les états d’âme d’un Barton de plus en plus rongé par la jalousie au point de tuer un de ses rivaux. Il a alors l’idée machiavélique d’imputer le crime à notre pauvre Gill Man mais ce dernier décide soudainement que trop c’est trop. Très fâché, notre homme poisson s’évade et commence à tout casser dans la plus pure tradition des films de monstres.

Si La créature est parmi nous ne retrouve pas les qualités de l’œuvre originelle, loin sans faut, ce métrage se révèle toutefois un poil plus intéressant que le paresseux second épisode. L’intrigue se montre plus originale et délirante mais malheureusement reste assez pauvre et prévisible dans ses diverses péripéties. On y retrouve le thème classique du savant, vaguement docteur Moreau sur les bords, cherchant à transformer une espèce primitive pour des motifs scientifiques un peu vaseux. Les développements du scénario sont donc assez convenus et le rythme plutôt assoupi n’aide pas à s’intéresser au film, lequel est truffé d’invraisemblances. De plus les bases de cette histoire, même avec l’indulgence que l’on porte à la série B, sont quand mêmes franchement ridicules, surtout lorsque les acteurs se lancent dans des tirades édifiantes à rendre jaloux le Mr Spock de Star trek.

La principale originalité (qui n’en est toutefois pas vraiment une si on veut chipoter) de cette seconde séquelle réside sans doute dans la présentation des différents personnages. Ceux-ci sont en effet bien peu recommandables alors que le monstre apparaît, lui, comme nettement plus sympathique par comparaison. L’évasion finale de la créature permet d’ailleurs de voir le pauvre monstre persécuté prendre une juste revanche sur les humains et termine le métrage sur une note plus positive. Les scènes finales distillent ainsi un certains suspense et quelques frissons bienvenus pour les spectateurs les mieux disposés en attendant une conclusion assez sombre et émouvante quoiqu’elle soit elle aussi attendue.

En résumé, La créature est parmi nous offre un spectacle rétro pas vraiment passionnant mais néanmoins distrayant pour les nostalgiques du fantastique à l’ancienne. Les puristes se contenteront de revoir L’étrange créature du lac noir mais les fans de séries B jetteront cependant un œil à cette suite qui, sans être véritablement réussie, n’en reste pas moins sympathique.


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